‹ La magie assyrienneChapitre 27 sur 201 · Ib. Vf 64; IV, 19-22; VII, 124. Cf. BKBR, n · texte numérisé non relu

Ib. Vf 64; IV, 19-22; VII, 124. Cf. BKBR, n

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et dans ses opérations d'envoûtement, se fait une complice de la labartu, à qui elle livre l'image de celui à qui elle veut du mal1. Les dieux eux-mêmes sont obligés de servir ses desseins. Les divinités protectrices de chaque homme peuvent être contraintes par ses maléfices et devenir hostiles à celui qu'elles favorisaient. « Parce que la sorcière m'a ensorcelé, mon dieu et ma déesse crient sur moi. — Tu as irrité contre moi mon dieu et ma déesse »'; disent les incantations. La sorcière « ferme la bouche des dieux et enchaîne les genoux des déesses »s; c'est-à-dire qu'elle les réduit à l'impuissance,

La nuit est le moment où les terreurs superstitieuses du peuple redoublent d'intensité. Le silence et l'obscurité ne fournissant aucun objet à l'activité des sens, l'imagination n'en travaille que plus ardemment; la moindre perception, grossie et faussée, devient le point de départ d'une hallucination d'autant plus tenace qu'aucune sensation ne la contredit. C'est donc la nuit que l'on s'imagine le plus facilement rencontrer les sorcières. C'est aussi la nuit que l'homme, se sentant plus désarmé et plus faible que le jour, se croit le plus menacé par ces êtres malfaisants, doués de sens plus subtils, et que n'arrête pas l'obscurité. C'est pourquoi la sorcière est appelée la chasseresse nocturne4; c'est surtout la nuit qu'elle s'attaque à l'homme, la nuit qu'elle prépare ses charmes5; et comme elle doit compter, pour accomplir ses méfaits, sur la complicité des divinités de la nuit, l'ensorcelé à son tour les invoque et les somme de rompre ses enchantements 6.

i. Maklu IV, 45.

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