‹ La magie assyrienneChapitre 32 sur 201 · Lévitique, vi, 3o · texte numérisé non relu

Lévitique, vi, 3o

L'importance exceptionnelle attribuée aux fautes contre la famille est peut-être un souvenir de l'époque patriarcale. Les peuples sémitiques paraissent s'élever difficilement à la conception de l'État ; les Arabes n'ont pas encore dépassé l'organisation par tribus. Dans une pareille société les liens de la famille sont d'autant plus étroits et doivent être plus d'autant solides qu'ils sont les seuls à y maintenir un peu de cohésion et d'ordre. Tout ce qui tend à relâcher ces liens est donc considéré comme criminel. Les Assyro-Chaldéens, groupés en cités puissantes et fondateurs de vastes empires, avaient gardé sur ce point les idées de leurs ancêtres pasteurs et nomades.

L'influence d'une civilisation plus avancée est marquée par la naissance des villes; ce nouveau groupement crée de nouveaux devoirs pour les citoyens qui en font partie. Chaque ville avait probablement, comme la divinité qui la protégeait, un nom mystique qu'on ne devait révéler à personne, parce que celui qui le connaissait acquérait sur elle un pouvoir irrésistible. « Prononcer le nom de sa ville ft » est donc un acte répréhensible et qui porte malheur.

L'état d'impureté rituelle est une chose extrêmement contagieuse ; celui qui est souillé souille tout ce qu'il touche, hommes et choses. Nous avons déjà vu plusieurs manières dont la contagion s'opère"; elle peut encore avoir lieu en parlant avec un ensorcelé, en mangeant le pain d'un ensorcelé, en buvant l'eau d'un ensorcelé, en buvant le reste d'un ensorcelé, ou d'un pécheur quelconque, et même en intercédant pour un pécheur», enfin en recevant l'argent impur d'un ensorcelé4. Une simple rencontre suffit : « A-t-il marché dans l'eau répandue pour une ablution? dans une eau impure a-t-il mis les pieds? a-t-il vu l'eau des mains

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