‹ La magie assyrienneChapitre 33 sur 201 · Ib. VIII 5i · texte numérisé non relu

Ib. VIII 5i

non lavées; a-t-il rencontré une femme dont les mains ne sont pas propices? a-t-il rencontré une femme dont les mains ne sont pas lavées? une sorcière a-t-elle touché sa main? at-il rencontré le dont le n'est pas propice? »'. Naturellement l'homme en état d'impureté ne doit pas essayer d'entrer en rapport avec son dieu1.

Quelques mamit semblent n'être pas autre chose que la sanction attachée à certains tabous agraires. Les produits de la terre peuvent être protégés par un tabou dont la violation porte malheur ; de là le mamit qui résulte du fait d'arracher des plantes dans les champs, et de couper des roseaux dans la cannaie \

Nous avons vu que l'espèce de malédiction ou d'ensorcellement appelée mamit peut résulter d'une faute commise contre les dieux, la cité, la famille. ou l'individu, ou d'un contact impur. Il y a en outre une quantité d'actes réputés néfastes, sans qu'on puisse découvrir à qui ni en quoi ils sont préjudiciables. Moralement, ils sont en soi tout aussi indifférents que le fait de casser une glace ou de renverser une salière, mais le malheur qu'ils « portent » en eux n'en est pas moins fatal. L'origine de ces superstitions est d'ordinaire extrêmement difficile à découvrir, soit en raison de leur ancienneté, soit en raison de leur formation populaire et en quelque sorte clandestine. On sait avec quelle facilité, avec quelle prédilection même,, le peuple accueille les récits les plus merveilleux, avec quelle précipitation il conclut d'un cas particulier plus ou moins bien constaté à une loi universelle, avec quelle obstination enfin il écarte toutes les preuves contraires que peut lui apporter l'expérience subséquente. Le folk-lore de tous les peuples est avant tout le témoignage de leur obstinée crédulité. Toutefois on peut, au moins d'une

i. IV ft 26 n°5, 7-17.

Page 1