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3. Cf. Thompson, ouvrage cité, et A. Boissier : Documents assyriens rela* tifs aux présages. Paris, 1894.
nemis, esprits et sorciers, menacé de tous côtés par les conséquences de ses actes ou du simple jeu des forces naturelles. Sa faiblesse ne peul résister à tant d'assauts. De la naissance à la mort, sa vie n'est qu'un long tissu de misères. Nous en avons déjà nommé quelques-unes. Il nous reste à dire un mot de celles que la magie se vantait surtout d'écarter ou de guérir, les maladies.
La présence des démons dans le corps de l'homme, les maléfices des sorciers, l'influence des mamit et des prodiges se manifestent par les maladies. A dire vrai il est souvent difficile de distinguer la maladie du démon qui la provoque. Le terrible « mal de tête », par exemple, est décrit comme un véritable démon; il sort du désert et s'abat sur l'homme qui ne craint pas son dieu, sans que personne puisse prévoir ou parer ses coups1; sa rapidité est celle du vent, de réclair, de l'inondation ou d'un taureau, on le compare expressément au démon femelle appelé labartu; il a un corps, et ce corps est un ouragan. « Son visage ce sont les cieux nuageux, sa face est remplie d'une ombre épaisse comme celle d'une forêt* ». L'effrayante description de ses ravages montre bien que le « mal de tète » des Assyriens n'est pas une simple migraine ou une céphalée : il brise l'homme comme un roseau, le fait courir comme un fou, le brûle comme le feu, consume ses membres et ses muscles, déchire la poitrine, enfonce les côtes comme un vieux bateau*. Ce n'est pas la folie, dont le nom assyrien est sanê terni, et à laquelle d'ailleurs on le compare. A certains traits, on croirait plutôt reconnaître l'épilepsie : « il jette à terre, il secoue, il agite le corps4 ». Ce mal s'attaque aux bœufs, aux animaux des champs, et, comme le dard de
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