IV il 14 np 2, 2-i
6. Saraec-Heuzey, Découvertes en Chaldée, pi. 2, n° 2, col. m, 1. 5; I il 3 n» XII, 1 et 2 ; V il 33 col. III, i. 33.
des deux fleuves : « A l'embouchure des deux fleuves prends de l'eau, récile sur celle eau pure ton incantation...; l'homme, fils de son Dieu, asperge-le » '. Une fois, le rituel prescrit l'emploi de « l'eau de puits, qu'aucune main n'a touchée »*. L'eau d'Eridu, centre du culte d'Ea, le dieu magicien, est par* liculièremenl efficace : a J'ai purifié mon corps avec l'eau pure des sources qui sont à Ëridu » '. L'eau de mer est quelquefois prescrite*. Peut-être même le nom de « mer » donné au bassin du temple était-il destiné à conférer à l'eau douce la vertu de l'eau de mer. Le plus souvent l'eau est employée pure; quelquefois on y joint du tamaris, du mastakal, du palmier nain, du éalalu (roseau), du cyprès, du cèdre blanc1 : ou bien du tamaris, l'herbe dilbat, des noyaux de datte, de l'herbe pu, du plâtre, un anneau, une pierre précieuse, de l'herbe gamgam, du cyprès*. Il n'est jamais question d'immersion; mais ordinairement d'aspersions, soit simples, soit répétées sept fois ou deux fois sept fois1 ; il n'en faut pas plus pour chasser le démon appelé rabifu*. Parfois c'est une partie déterminée du corps, les mains, le front ou la bouche', qui doit être purifiée. Enfin il arrive que l'eau doive être bue : « Dans un tisiru pur, bois une eau pure " ».
Ainsi qu'on a pu le remarquer dans quelques-uns des textes que nous venons deciter*',ilest quelquefois prescrit de réciter une incantation sur l'eau destinée aux ablutions. Dans
i.IV R 22 b n-i5.
a. IV h 26 n" 7, 3*. Cf. a5 6 9.