‹ La magie assyrienneChapitre 49 sur 201 · Maklû II · texte numérisé non relu

Maklû II

10. Les extrémités arrondies en forme de cornes» telles qu'on les voitfigu-

habitent le sorcier et la sorcière, dans l'intérieur habitent l'envoùteur et l'en voûteuse ; dans l'intérieur habitent l'enchanteur et l'enchanteresse »*. C'était probablement le contre-charme de l'envoûtement par « les hautes eaux du fleuve » reproché aux sorcières * , et dans lequel sans doute elles noyaient l'image de la personne qu'elles voulaient faire mourir. On pouvait également tuer l'image par le fer ; à deux reprises nous lisons dans nos incantations : « tu tueras fevec un glaive l'image de la labartu, dans la paroi du mur tu l'enterreras, dausla clôture tu l'enfermeras »'.

Les images destinées à l'envoûtement sont faites de substances diverses. Ordinairement les matières choisies sont faciles à modeler et à détruire, comme l'argile, le bitume, le suif ou le miel ; plus rarement on emploie le bois ou même le cuivre4. Quelquefois plusieurs matières entrent dans la confection des images ; nous trouvons des images d'argile enduites de suif5, des images de bitume enduites de plâtre*. Quelquefois c'est une certaine partie du corps qui doit être faite d'une matière spéciale. Pour l'incantation « Sorcière qui vas par les rues », il fallait faire une image d'argile, placer du suif en haut du cœur et du cèdre dans les reins7. Pour l'incantation « Depuis que Ninib a appelé le dieu Alalasur la montagne », on faisait une image d'argile, et l'on plaçait au sommet du cœur un pierre de la montagne '. Comme on le voit par ces prescriptions, réunies dans la huitième tablette maklù, le

rées sur les monuments et notamment sur les cylindres. V. Menant, Recherches star la glyptique orientale, 1. 1, pi II, n° 4*

i.Mablû III, 128- t3a; cf. 1 23- 126.

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