IV R 5 c 3 1-36. Surpu, V/VI, i
kukânu de son œil, à sa main gauche place-la1. » Un anneau brillant était jeté avec différentes plantes dans l'eau qui servait à certaines ablutions1.
L'emploi des nœuds, tel que nous venons de l'expliquer n'est point un rite transmetteur, mais proprement un rite suspensif ou préventif. Logiquement il ne pouvait avoir d'effet qu'autant que le nœud restait noué, etque la tête ou le membre malade restait bandé. Les Assyriens semblent avoir fait des nœuds un emploi plus efficace et leur avoir demandé non seulement un simple répit, mais une guérison totale. Ils imaginaient que, par un contact plus ou moins prolongé avec la partie malade, le lien s'imprégnait du mal et l'emportait avec lui ; la destruction du lien, coupé et jeté dans le carrefour, avait alors pour effet assuré le rétablissement du malade : « Lie sa tète.. . au soir coupe [le lien], jette-le dans le carrefour, et que son mal de tète soit enlevé »3. Une incantation de la série éurpu met cette croyance en lumière :
« Incantation. Vers les hi[érodules] il4 a dirigé ses pas, Islar a donné ses ordres à ses hiérodules, elle a mis à la quenouille (?) une femme habile ; avec de la laine blanche et de la laine noire, elle a filé avec le fuseau une double corde, une corde magnifique, une grande corde, une corde bariolée, une corde qui rompt les charmes, contre les mauvais desseins et les ensorcellements des hommes, contre les malédictions des dieux, une corde qui rompt les charmes. De cet homme il a lié la tète, les mains, les pieds, Marduk le fils auguste d'Eridu. De ses mains pures il l'a rompue. La corde de l'enchantement* qu'il l'emporte au désert, lieu pur*; que l'en-
i. IV H no 7, 38.