‹ La magie assyrienneChapitre 52 sur 201 · LES RITES TRANSMETTEURS · texte numérisé non relu

LES RITES TRANSMETTEURS

chantement funeste se tienne à l'écart, que cet homme soit pur, soit resplendissant; aux mains propices de son dieu qu'il soit remis1. »

Au lieu d'être transmis à un lien, le mal ou le péché peut être transmis à une image, non plus au moyen des eaux qui ont servi aux ablutions, mais par un contact avec le malade. C'est ainsi que l'image de la labartu, avant d'être poignardée et enterrée, comme nous l'avons vu plus haut, était placée sur la tête du malade1. L'image du patient peut être substituée au patient lui-même*; le démon trompé par la ressemblance laissera le corps du possédé. Pour mieux assurer la substitution, il arrive que le malade doive se placer sur sa propre image dessinée par terre4 ; le charme passera ainsi de l'homme dans l'image. Enfin les animaux servent de la même façon à la guérison ou à la purification de l'homme. Tout le monde connaît le rite hébreu du bouc émissaire : « Et Aaron mettant ses deux mains sur la tête du bouc vivant, confessera sur lui toutes les iniquités des enfants d'Israël et tous leurs forfaits, selon tous leurs péchés, et les mettra sur la tête du bouc, et l'enverra au désert par un homme exprès*. » M. Prince a cru* reconnaître, dans celui de nos textes qui porte le numéro 44, le prototype de ce rite, mais je n'y puis rien voir de semblable. Il y est certainement parlé de boucs ou d'animaux de cette espèce, encore que bir fyuldup n'ait point ce sens7, mais il n'est nullement question d'une transmission des péchés ou des maladies par l'imposition des mains ou tout autre contact, et nous ne saurions affirmer que le

i. Surpu V/VI, I44"1?!.

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