ZA, XI, 5o
maison. Sur les appendices des deux tablettes, et sur l'espace resté sans écriture au bas de la plus grande sont dessinés des rectangles avec leurs diagonales. La signification de ces figures évidemment magiques nous échappe encore tout à fait. Dans l'une d'elles on lit :
iiu ^S*
Sulmu
*yS^ Uu Marduk
y^ilv. battit û
na abat Ovbtu &M\
de salut, dieu de
dieu Harduk, ie, «ers la demeure hâte-toi*.
et au revers: « Qu'ils habitent le dieu bon' et le dieu de
lumière" sur celle maison ». La destination de ces amulettes est doue bien établie. Voyons maintenant à quoi ils devaient le pouvoir magique qui leur était attribué. C'est évidemment au texte qu'ils portaient et qui n'est autre chose que la fin de la légende de Dibbarra, dieu de la peste. Nous n'avons que des fragments de cette légende, mais nous savons qu'on y racontait entre autres choses les calamités que la colère de Dibbarra avait fait fondre sur les habitants de Babylono et d'Uruk, et les dévastations commises par Isum, son auxiliaire, dans les montagnes JJihi et B^aAur et la vil le d'Inmar-
i . King a renoncé a traduire le texte de ce rectangle qui est en effet assez obscur. Ha traduction est d'autant moins sûre que le texte est mal établi. Le
même signe est lu par King l^rfï, page 5i, et l^~T. page 58. C'est celte dernière lecture que j'ai préférée et que j'ai transcrite par htbtu, ce qui donne un sens satisfaisant et en harmonie avec celui du revers .
maru. Les dernières lignes du récit, conservées précisément par nos amulettes nous montrent le dieu apaisé, concluant avec l'humanité une espèce de pacte, et promettant d'épargner ceux qui célébreront ses louanges.
« Celui qui glorifiera mon nom régnera sur le monde.
Celui qui proclamera la gloire de ma puissance
sera sans rival.
Le chantre qui chantera mes actions ne mourra pas de la
peste ; aux rois et aux grands ses paroles seront agréables. L'écrivain qui en conservera le souvenir échappera à l'ennemi.
Dans le temple où le peuple proclamera mon nom, j'ouvrirai ses oreilles1.
Dans la maison où cette tablette sera placée, même si la guerre fait rage et si les sept exercent leurs dévastations, ni l'épée ni la peste ne le toucheront, il vivra en sécurité. Que ce chant dure à jamais et vive l'éternité ; Que tous les pays l'entendent et proclament ma puissance» Que les habitants de toutes les demeures apprennent à glorifier mon nom !
La statuette et la plaque de bronze dont nous avons parlé plus haut1 étaient aussi destinées à être suspendues dans quelque endroit comme amulette, car le démon porte au-dessus de la tête un anneau, et la plaque est munie à sa partie supérieure, aux deux angles, de deux sortes de bélières en saillie prises dans la masse même du métal. Deux objets du même genre que la plaque, dont l'un avait été publié par Layard* et l'autre par Sayce ', et que l'on avait un peu oubliés, ont été
i. G.-à-d. : je lui donnerai la sagesse.