‹ La magie assyrienneChapitre 7 sur 201 · IV fi 4 a 35-46; 6 a 38, 55, etc · texte numérisé non relu

IV fi 4 a 35-46; 6 a 38, 55, etc

Nabubanunni. A en juger par l'écriture elle est aussi de l'époque d'Asurbanipal. Le règne de celui-ci ayant commencé en 667 av. J.-C. pour finir en K30, nous n'aurions donc, si les documents réunis dans sa bibliothèque étaient des originaux, que des textes de très basse époque1. Mais, comme on pouvait le supposer, et comme les scribes ont eu soin de nous en informer, ces tablettes sont la reproduction fidèle de textes très anciens. On lit en effet très-souvent, après la ligne d'amorce, la mention : Ktma labirisu satirmabari c'est-à-dire : « copié conformément à l'original et collationné ». La période de production originale parait s'être terminée pour PAssyro- Babylonie à une époque assez reculée : en tout cas, on ne cessa jamais de recopier avec un soin religieux les œuvres anciennes. On copiait encore à l'époque des Arsacides, en 81 av. J.-C, des hymnes dont la rédaction ne semble pas postérieure àHammurabi (2248 av. J.-C.)*. Et quand bien même les scribes ne nous auraient pas prévenus expressément qu'ils faisaient œuvre de copistes, nous pourrions nous en apercevoir à certains signes. On rencontre plusieurs fois dans nos textes la mention bibeisu* qui signifie «cassé », et qui indique qu'il arrivait déjà aux scribes anciens de n'avoir sous la main qu'un exemplaire mutilé. Quelquefois l'explication est plus complète : on lit par exemple : duppi ul êalim> ul alsies, « la tablette est endommagée, je ne puis pas lire » *. Bien plus, l'état des textes montre, avec toute évidence, qu'il en a été fait plusieurs recensions, et qu'ils ont été remaniés. Ainsi que l'a expliqué Zimmern\ il n'y a pas lieu de chercher une cinquième

i. Sur une tablette datée du 29 Ab de l'année de Beldan, cf. ZDMG, 1899, p. 117, Rem. 2.

2. Messerschmidt, Tabula babylonica, V A. Th. 246, Musei berolinensis. Kirchbain, 1896.

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