‹ La magie assyrienneChapitre 72 sur 201 · Smith, Assyrian discoveries, p · texte numérisé non relu

Smith, Assyrian discoveries, p

V 16. p. 429. Cf. p. 75.

emblème de la force est un des amulettes les plus répandus ; chez les Arabes d'Algérie on dessine une main sur les murs pour éloigner de la maison les esprits malfaisants ; en Italie beaucoup de personnes portent comme breloque de petites mains en corail pour se préserver du mauvais œil '.

Ces découvertes sont le meilleur commentaire de certains passages de nos textes magiques : « Place une image de Lugalgirra, qui n'a pas de rival, dans la clôture de la maison, et une image de Sidlamtaea, qui n'a pas de rival... ; enferme dans la porte deux soldats de plâtre1 ». Ajoutons enfin que les dieux n'avaient pas le privilège de la protection des demeures assyriennes, et que Ton suspendait, comme aujourd'hui, des animaux, des plantes ou des fruits aux portes des maisons 3.

Les temples et les palais n'avaient à redouter que l'attaque des esprits malfaisants ; les maisons des simples particuliers elles-mêmes, se défendaient assez bien, par une possession effective, contre les tentatives des voisins usurpateurs. La propriété non bâtie, plantation de palmiers, où terre à blé, parfois laissée en friche, en tout cas rarement visitée en dehors de l'époque des semailles et de la moisson, ou de la récolte des dattes, d/une étendue parfois considérable et difficile à surveiller, devait être protégée contre des empiétements toujours à redouter. Un voisin peu scrupuleux pouvait reculer clandestinement les bornes de son champ ou contester à autrui ses titres de propriété. Ici encore s'imposait une protection de tous les instants qui ne pouvait être assurée que par un objet matériel chargé de /«6owerlebien-fonds,de décourager la fraude, et au besoin de la punir. C'était le rôle attribué aux monuments appelés kudurru. De forme ovoïde, longs d'environ cinquante centimètres, taillés dans le calcaire ou le ba-

i. Voyez les faits réunis par Elworthy dans The evil eye 189"), pp. a34« 241, et Trumbull, The Threshold Covenant, 1896, p. 75.

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