REFROIDISSEMENT DE LA MAIN DU MÉDIUM. —TRANSE
Chaque fois que le corps astral quitte le corps physique on voit se produire en petit le phénomène de la mort dans la portion abandonnée par le corps astral.
La circulation se ralentit et la chaleur disparaît plus ou moins complètement pour revenir au retour du « double ».
Ce fait, déjà observé par Eliphas Lévi par rapport à Home, est encore confirmé par l’observation suivante de la commission.
L’action du souffle du médium est encore très curieuse à remarquer à ce sujet.
Enfin, le médium a, dans une autre expérience, associé à l’astral de sa main l’action de M. Maxwell ce qui est encore plus intéressant à remarquer pour les occultistes.
Nous signalerons aussi les transes du médium concomitantes et chaque dégagement du corps astral.
Le fauteuil lourd, situé derrière le rideau, vient heurter vivement, à plusieurs reprises, la chaise de M. Maxwell. Celui-ci constate qu’au moment de la production du phénomène, la main gauche d’Eusapia, qu’il tenait, est glacée. Eusapia a agité la main pendant les mouvements du fauteuil, et synchroniquement avec eux. Mais M. Maxwell a toujours tenu la main d’Eusapia, et l’a sentie devenir très froide. La chaleur est assez rapidement revenue. M. Maxwell, au moment où il a senti la température de la main s’abaisser, a serré avec le pouce la main d’Eusapia. Il est très sûr que c’est la main gauche qu’il tenait qui est redevenue chaude. Il affirme que le contrôle de la main a été très bon.
M. de Gramont est sûr de la main droite, et M. Dariex des membres inférieurs, de la tête et du bras droit.
Le piano est revenu sur la table, il est visible à cause de sa couleur blanche. Eusapia penche la tête en avant pour souffler sur le piano. Le piano se déplace comme mu par ce souffle.
9 h. 10 m. — Les conditions du contrôle restent exactement les mêmes.
M. Maxwell éprouve dans le dos la sensation d’une main le touchant d’un coup sec et brusque, comme si les doigts étaient écartés et présentés par la pointe. Il n’a nullement la sensation d’un bras passant derrière lui.
Le D'' Dariex a la tête saisie par une main entière qui s’applique sur elle et en embrasse le sommet avec les cinq doigts écartés dont la sensation est très nette. Il ne peut pas établir de différence entre cette sensation et celle que produirait la main même du médium.
Les observateurs interrogés à deux reprises, disent être sûrs des mains du médium.
Le D'' Dariex déclare le contrôle parfait de sa part en ce qui concerne les membres inférieurs, la tête et le bras droit du médium.
Tout le monde se rassied. Le contrôle restant le même, Eusapia, de la main gauche tenue par M. Maxwell, mime des coups à 30 centimètres au-dessus de la table ; ces coups sont simultanément entendus, dans la table, d’une manière très forte. Puis elle dirige celte même main, tenue par M. Maxwell, vers le rideau derrière elle, mais sans atteindre le fauteuil placé dans l’embrasure : aussitôt on entend ce fauteuil se mouvoir en semblant suivre les mouvements de la main, comme si cette main était un aimant ; contrôle parfait.
9 h. 15 m. — Eusapia, qui avait gardé ses souliers, les quitte à ce moment. Elle place chacun d’eux sur le pied voisin de l’un des deux observateurs qui tiennent
les mains. Elle dégage ses mains et prend la main droite de M. Maxwell et la frotte entre les siennes. Puis, de sa main gauche, elle fait faire à la main droite de M. Maxwell les mêmes mouvements que précédemment, et les mouvements du fauteuil se reproduisent. M. Maxwell ne sent aucun effort, aucune résistance. M. Sabatier avait repris la main droite d’Eusapia dans sa main gauche ; et sa main droite était placée sur les deux genoux d’Eusapia, de manière à s’assurer que les membres inférieurs restaient immobiles. En outre, M. Sabatier voit bien la main droite d’Eusapia sur la table et est sÛ7' qu’elle n’est pas rapprochée de la gauche. Les mouvements du fauteuil jettent le piano par terre ; il est remis sur le fauteuil par le D*' Dariex.
9 h. '20 m. — Eusapia frotte vigoureusement la main de M. Maxwell entre ses deux mains, et le fauteuil se précipite contre la table.