‹ La magie et l'hypnoseChapitre 31 sur 70 · DE L’ÉLÉMENTAIRE · texte numérisé non relu

DE L’ÉLÉMENTAIRE

L’être humain dont h*s principes sii[)érieurs et conscients restent, après la mort, dans la, partie inférieure du plan astral et qui peut encore se manifester sur le plan physique, est appelé par la tradition un élémentaire.

Les principes supérieurs doivent non seulement quitter les couches basses du pl an astral. Mais les êtres qui sont très fortement attachés aux illusions passa^'ères do la terre, les avares, les riches éj?uï'tes, les petits rentiers qui tiennent à leur « home » plus qu’à la vie même, les êtres qu’un serinent ou qu’une profonde affection retiennent auprès d’un enfant ou d’une personne aimée, les êtres qui ont à terminer une œuvre importante, tous ceux-là sont retenus dans l’atmosphère astrale de la Terre et constituent les FAén'ientaiy'es.

Un audacieux vienl-ii à d ‘couvrir la cachette où jadis un avare, mort depuis lonariemps, a enfoui son or, aussitôt l'élémentaire de l’avare apparaîtra, terrifiera le chercheur, le reiulra fou s’il (>eut le faire et s’efforcera enfin par tous les moyens de conserver ce lien passionnel qui unit ses restes à la Terre.

Dans un autre ordre d id îcs, un malheur m>‘nace-t-il un enfant qu’on croit sans protection, l’élémentaire du père défunt apparait à temjjs pour préserver son enfant et le sauver de la mort ou du danger.

LA MAGIE ET L’ilYPNOSE

Un assassin a-t-il accompli son crime, sûr de l’impunité, l’élémentaire du défunt le hante et le force à s’accuser.

IjiMi AI'I’aIUIIÜ.N J;.N Sü.NOt Vue et dessinée par E/iphas Leai.

Un petit rentier a-t-il vécu trente ans dans sa maison lentement organisée, la mort vient terminer brusquement le petit train-train habituel. Il est mort, disent les parents. Mais la maison est le siège de curieux phénomènes à partir de cet instant ; outre les craquements

liabituels des meubles, on voit des apparitions terrifiantes, se produisant à une heure déterminée ; la maison est hantée par l’élémentaire du rentier qui revient •chaque nuit dans le « home » si regretté.

De même que les élémentals, dont nous parlerons plus loin, les élémentaires craignent la pointe des épées.

1. — Retour d’un élémentaire ayant laissé son œuvre inachevée. — Dickens.

Si la tradition ésotérique nous permet d’être difficile dans l’affirmation du retour réel d’un être humain vers la Terre après la mort physique, elle nous permet aussi d’affirmer une telle possibilité dans un certain nombre de cas. En voici un que nous donnerons tout d’abord, parce qu’il est absolument caractéristique ;

Alexandre Aksakof, dans son beau livre intitulé Animisme et Spiritisme, recherchant la nature de l’agent intelligent qui se manifeste dans les phénomènes du spi* ritisme, collectionne entre autres faits, les communications dont la nature est au-dessus du niveau intellectuel du médium. L’un de ces exemples est l’achèvement par le médium James du roman inachevé de Charles Dickens, The Mystery of Edwin Drood. « Des témoins ont vu le mode de production de l’œuvre, et des juges compétents en ont apprécié la valeur littéraire

« M. Aksakof a emprunté ses références à un article du. Spr in J fteld Daily Union (2Q juillet 1873), reproduit par le Banner of Irght et partiellement par le Spiritua- ■list de 1873, p. 322 (1).

« Le médium est né à Boston ; à l’âge de quatorze .ans il fut placé en apprentissage chez un mécanicien,

D) Etude de M. Harrison.

métier qu’il pratique encore aujourd’hui, de sorte queson instruction scolaire s’est terminée à l’âge de treizeans. Bien qu’il ne fût ni inintelligent, ni illettré, il ne manifestait aucun goût pour la littérature, et ne s’y était jamais intéressé.

« Jusqu’alors, il n’avait jamais essayé de faire passer

dans un journal quelconque le moindre article Je

fus assez heureux pour être la première personne à qui il ait fait part lui-même de tous ces détails, la première^ qui ait examiné le manuscrit et en ait fait des extraits.

(( Voici comment les choses se sont passées. Il y avait dix mois, un jeune homme, le médium, que je désignerai pour être bref, par l’initiale A. (car il n’a pas encore voulu divulguer son nom), avait été invité par ses amis de se mettre à une tahle pour prendre part à une expérience spirite. Jusqu’à ce jour, il avait toujours raillé les « miracles spirites », les considérant comme des supercheries, sans se douter qu’il possédait luimême des vues médiumniques. A peine la séance est-elle commencée que l’on entend des coups rapides et que la tahle, après des mouvements brusques et désordonnés, se renverse sur les genoux de M. A. pour lui faire voir qu’il est le médium. Le lendemain soir, on l’invita à prendre part à une deuxième séance ; les manifestations furent encore plus accentuées. M. A. tomba soudainement en tran.'se, saisit un crayon et écrivit une communication signée au nom de l’enfant d’une des personnes présentes, dont M. A. ne soupçonnait pas l’existence...

« Vers la fin du mois d’octobre 1872, au cours d’une séance, M. A. écrivit une communication adressée à lui* mêmeetsignéedu nom de Charles Dickens, avec la prière d’organiser pour lui une séance spéciale le 15 novembre.

« Entre octobre et la mi-novembre, de nouvelles communications lui rappelèrent à plusieurs reprisescette demande.

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