‹ La Maigreur et L'AmaigrissementChapitre 12 sur 20 · US · texte numérisé non relu

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actuelle elle soit encore discutée. Il est généralement admis que l’usage immodéré des boissons conduit à l'obésité; mais 1l y a heu de distinguer entre l’action de l’alcool que contiennent les boissons fermentées en usage dans l'alimentation et l'action de l’eau. L'influence de l'alcool est indiscutable; pris à petites doses et au début de l’intoxication, son action se manifeste en général par de l’embonpoint. L. Ress a d’ailleurs constaté l'augmentation du poids du corps dans sès expériences sur l’intoxication alcoolique.

Quant à l'eau, sa privation totale ou partielle, en rendant la digestion et par suite l'assimilation diMicile, peut amener l’amaigrissement. Estil vrai que par réciprocité son abus engendre l'obésité ? la plupart des expérimen-

lateurs l’admettent. Dresove dans des expériences qui semblent démonstratives nie formellement l'action de l'eau sur la nutrition: cet auteur a observé des sujets sains, alors que les expériences antérieures avaient porté sur des obèses. On trouvera un bon exposé de la question dans le chapitre Obésité du Traité de médecine (Lx GENDRE).

Parmi les boissons non fermentées en usage dans notre pays, nous signalerons les infusions' de thé et de café qui, prises en excès, sont accusées de provoquer l’amaigrissement. Pour le thé, le fait semble être bien confirmé, cette boisson entre d’ailleurs dans la plupart des régimes préconisés contre l'obésité. D'après Guimaraës et Nrogey le café diminuerait la consommation des hydrocarbures.

En résumé, nous pouvons admettre que s'il est des

aliments tels que les farineux, les sucres, l’alcool, dont

Bou l'abus entraîne l'embonpoint exagéré, 1l n’en est pas qui par un usage régulier amène l’amaigrissement.

Signalons en passant l'influence de la sapidité des substances alimentaires. Des aliments qui flattent le goût, variable d’ailleurs pour chacun, sont souvent mieux absorbés que des mets moins bien préparés que l’on pourrail croire d'une digestion plus aisée.

Nous avons vu que suivant son mode d'existence l'homme a besoin d'une quantité variable d'aliments pour réparer les pertes cellulaires. En effet, tous les modes d’activité influent sur la nutrition, et plus l’activité sera grande, plus la dénutrition s’exagérera.

Le fonctionnement musculaire dépense une grande quantité de calories ; aussi son exagéralion non compensée par un apport suffisant d'aliments doit amener la dénutition. En effet, les hommes soumis à de rudes travaux et dont la ration alimentaire est insuffisante maigrissent rapidement (Zunrz, Max Gnager). La diminution du poids sous l'influence du mouvement peut même se constater expérimentalement (G. ArBini). Quant au fonctionnement passif du muscle par le massage, 1l ne fait pas varier le poids (H. KezLer).

L'activité cérébräle a de même une influence incontestable ;: nous en avons tous les jours la preuve chez les gens qui maigrissent à la suite de chagrins ou d'émotions répétées.

L'activité génitale, si l'on en croit M. Boucnarp, fait maigrir l’homme et engraisser la femme ; il est probable que les abus sexuels agissent de la même manière chez

les individus des deux sexes : on sait d'autre part que la

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castration provoque l'obésité chez l'homme comme chez la femme.

La grossesse, la lactation en ralentissant la nutrition favorisent l’embonpoint.

1 faut noter enfin l'influence du système nerveux qui porte son action trophique sur le tissu adipeux comme sur les autres tissus. On sait que dans certains cas des névralgies, des paralysies s accompagnent d’atrophie générale du membre atteint ; d’autres fois, c'est un développement remarquable du tissu graisseux. Citons à ce propos l'observation si curieuse de Wir Mrremerz. Une fillette de 12 ans, à la suite d'une bronchite grave, resta amaigrie ; l’année suivante l’amaigrissement augmente mais se bornant à la face, au tronc et aux membres supérieurs ; au-dessous de lombilic lembonpoint resta normal. Les forces, d’ailleurs, étaient conservées, peutêtre même supérieures à celles d'un enfant du même

âge. Depuis, l’état est resté stationnaire.

IT. — Causes pathologiques.

Si un individu maigrit ou reste maigre, est que sa nutrition souffre, c'est qu'une perturbation quelconque est apportée dans l'évolution normale des processus d'assimilation ou de désintégration organiques, et la cause de ces troubles c’est la maladie. Parmi celles-ci il en est dont l'action se fait sentir sur tout l'organisme, ce sont les maladies générales ; il en est d’autres qui

n'atteignent qu un système, qu'une fonction, De celles-ci

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