‹ La Maigreur et L'AmaigrissementChapitre 14 sur 20 · LORS · texte numérisé non relu

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rapides progrès, mais c’est le trouble secondaire de la fonction assimilatrice et non l'action directe du poison qui détermine l’'émaciation.

L'intoxication saturnine se manifeste bien plutôt par de l'anémie que par de la maigreur. Celle-ci ne survient qu à Ja période de cachexie quand tous les viscères ont subi l’action pernicieuse du poison.

L’empoisonnement chronique par le mercure qui anémie si profondément les patients semble plutôt développer la fonction stéatogène. Souvent sous l'influence du lraitement mercuriel les syphilitiques prennent de Fembonpoint. !

. Le phosphore à doses thérapeutiques semble favoriser l'adipose, mais dans l’empoisonnement chronique acci= dentelles malades äyant souvent des accidents du côté de’ la bouche, lentrave ainsi apportée à l'alimentation amène nécessairement la cachexie.

L'action de l'arsenic vérifiée tous les jours par l'expérience thérapeutique est indiscutable : l’arsenic favorise l'embonpoint. L'élimination de l'acide carbonique diminue sous son influence. Notons en passant comme un fait digne de remarque, el qui peu t-être pourrait être rapproché du précédent, que l’arsenic diminue la teneur du foie en glycogène.

L'opium et ses alealoïdes (morphine, etc.) ralentissent les échanges et amènent un dépérissement général ; l'amaigrissement est la règle. Le tabac agit de même en occasionnant de la dyspepsie.

A la suite des mmtoxications proprement dites on

pourrait ranger les substances uniquement employées en

ep ee thérapeutique. Parmi celles-ci citons les acides en général et surtout les acides végétaux (tartrique, citrique, etc.) qui exagèrent la désassimilation ; les sels de sodium et de potassium, en particulier les carbonates, les composés du chlore, du brome et de l'iode, les purgaüfs, les diurétiques, agissent de même et leur usage longtemps continué peut amener un certan degré d’amaigrissement.

Au contraire le phosphore, l’arsenic dont nous avons déjà parlé, les sels de strontium, certains médicaments antithermiques, quinine, anüpyrine (Livigsaro) en ralenüssant les échanges et les phénomènes d'oxydation favorisent les dépôts de graisse dans les tissus.

Citons encore la valériane parmi les médicaments qui ralentissent les échanges et diminue la dénutrition. Enfin il est certains poisons organiques, des extraits glandulaires dont le type est le suc thyroïdien qui semblent porter leur action spécialement sur lesactes dedésassimilation. L’extrait de corps thyroïde, si l'on en prolonge l’usage, amène 1 maigrissement à tel point que son emploi est d’un usage courant dans la thérapeutique de l'obésité.

Pour terminer ce trop long chapitre d'étiologie il nous reste à énumérer les maladies de la nutrition en les constdérant dans leurs rapports avec l'embonpoint des malades.

Le rachitisme, quelles que soient les théories invoquées pour l'explication de sa genèse, en dehors des troubles du système osseux qui constituent ses principales manifestations, a une influence sur la nutrition générale : souvent les petits rachitiques sont en même temps et avant les déformations osseuses des dyspeptiques : aussi sont-ils souvent un indice d'embonpoint inférieur à la

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moyenne de leur âge; mais à côté de ceux-ci on trouve des bébés qui, avec toutes les apparences de la santé, font des malformations osseuses dans le cours de leur croissance; donc le rachitisme n'influe pas d’une manière directe sur lembonpoint.

Les lithiases biliaires et rénales, la goutte, le diabète, les rhumatismes sont des maladies qui ont comme caractère commun d'évoluer chez des sujets de même famille diathésique, des malades à nutrition ralentie; sans nous engager à l'examen des différentes hypothèses proposées pour l'explication de la diathèse arthritique, sans rechercher si la déviation de la nutrition tient à la cellule ellemême, ou au système nerveux, nous pouvons dire que l'arthritisme consiste en une dystrophie générale des systèmes cellulaires ayant pour caractère principal un ralentissement des phénomènes d'échange nutriüf portant surtout sur les actes de désassimilation ; aussi l'obésité est-elle fréquente chez les arthritiques et les maladies qui sont l'apanage de la diathèse s’accompagnent-elles excepionnellement d’amaigrissement ; cependant il serait mauvais de trop généraliser : il est des arthritiques maigres, mais ce sont souvent des dyspeptiques, des dilatés de l'estomac qui ont par leur tube digestif des raisons suflisantes pour expliquer leur maigreur.

La lithiase biliaire, par exemple, se montre en général chez des femmes grasses, souvent multipares, arrivées à la ménopause, mais ce n'est qu'une généralité et l'on voit également des hommes dyspeptiques et maigres faire à un moment de leur existence des coliques hépatiques.

Sous le terme de diabète on comprend des maladies qui

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et la polyurie, suivant que celle-ci s'accompagne ou non

de glycosurie, le diabète est dit sucré ou insipide. Dans le

premier cas, sauf dans les diabètes d'origine pancréatique ! dont nous avons parlé, les sujets conservent leur embon- UE point, au moins pendant longtemps : au contraire, les LUS AE diabètes insipide, azolurique, phosphaturique, s’accom- RON pagnent d’une dénutrition rapide, déterminent presque YU au début de leur évolution un état de maigreur qui A8 contraste avec l'alimentation souvent excessive de ces “HÉbS malades. | GÉSRRE Û pe

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