PARLES
rayons digitaux du côté de l’os anormal; dans le cas d'absence du cubitus, le quatrième et le cinquième doigt manquent avec leurs métacarpiens. Assez souvent le médius manque également, seul ou avec son métacarpien, ou bien il peut être rudimentaire.
Dans l’absence du radius le pouce peut exister, c’est assez rare, le plus souvent il manque totalement ou il peut être réduit à un petit appendice mou et mobile; la réduction du squelette peut s'étendre à d’autres doigts ; l'absence de l'index n’est pas rare dans quelques cas, l'index et son métacarpien sont très réduits (Krr- MISSON), ou même le deuxième métacarpien existe seul, ne supportant pas de phalanges (PRESTAT).
Là aussi, il peut exister des cas paradoxaux, les doigts manquant du côté de l’os normal, c’est rare.
Souvent le nombre des phalanges est réduit (KAJON).
La polydactylie et la syndactylie accompagnent quelque fois ces malformations.
Enfin, nous signalerons certains cas frustés, où les malformations sont très peu accentuées et n’intéressent qu'une très petite partie d’un os long, une apophyse, généralement, ou seulement un petit os du carpe. Nous rapporterons, à la fin de ce travail, le cas de KOTREAU-ROUSSEL.
De l'étude du segment distal, nous concluons au bien-fondé de la loi de coïncidence de l’ectromélie du pouce et de l'arrêt du développement du radius formulée en 1841 par OTTo de Breslau. Admise d’ailleurs par DAVAINE et appelée par VERNEUIL, la « Loi de l’ectromélie longitudinale ». VINCENT (101) l'a rappelée en rapportant un cas de main double à sept doigts
cubitaux sans pouce; un second rayon cubital avait pris la place du rayon radial absent.