‹ La main-d'œuvre à San Thomé et à l'Ile du PrinceChapitre 7 sur 22 · L. Mac Haie · texte numérisé non relu

L. Mac Haie

Commerçant anglais de Manchester,

Défenseur du Portugal dans la presse de son pays,

d ins la discussion sur la main-d .-xnyrt ■: S 1 liomé

Comme le démontre ce tableau, l'Etat vient périodiquement au marché, deux, trois ou quatre fois par mois, acquérir l'or dont il a besoin pour ses paiements à l'étranger, et la province de S. Thomé et du Prince vient, périodiquement aussi, au marché, deux trois ou quatre fois par mois, offrir l'or de ses plantations, en quantité de beaucoup supérieure à ce dont l'Etat a besoin, et au moment précis où son apparition est nécessaire.

Après avoir satisfait aux nécessités de l'Etat, il reste un important excédent qui est jeté sur le marché avec l'or d'autres provenances, pour aider aux besoins du commerce. Ainsi notre cacao remplit la double mission de couvrir une part importante du déficit économique de la métropole, et d'éviter que la spéculation élève l'agio de l'or, au de là de certaines limites.

L'action modératrice, sur le marché des changes, de la valeur brute du cacao et du café de S. Thomé et du Prince, et la façon dont cette valeur en argent se distribue, démontrent son effet bienfaisant sur toutes les branches de la richesse nationale.

On est donc absolument fondé à affirmer que la province de S. Thomé et du Prince est aujourd'hui un facteur indispensable à la vie économique de la nation, que nous devons à tout prix conserver et faire progresser.

Dans les conditions actuelles du pays, avec un déficit économique qui, dans la balance commerciale, accuse un manquant de trente mille contos (i5o millions de francs), avec un déficit budgétaire de 3:746 contos (prés de 1 9 millions de francs) ( 1 ) et avec la prime de 1 1 % qui existe sur l'or, nous avons besoin de ne pas perdre ce grand élément d'équilibre; nous devons même travailler à l'augmenter et à en chercher d'autres pour balancer nos comptes économiques, sans quoi ni l'agio de l'or ne disparaîtra, ni les finances de l'Etat ne pourront s'équilibrer sur des bases solides.

Nous avons de précieuses colonies, qui, judicieusement et économiquement administrées et exploitées, peuvent aider la métropole à vaincre les difficultés contre lesquelles elle se débat.

Parmi toutes se détache la province de S. Thomé et du Prince, par sa condition double et spéciale de colonie essentiellement portugaise et exclusivement agricole, produisant des articles d'exportation d'une grande valeur marchande et d'un placement assuré sur les marchés étrangers, qui nous les paient en or, et dont les quantités sont susceptibles d'une augmentation considérable puisque beaucoup de plantations, déjà faites, ne produisent pas encore ou ne sont qu'au commencement de leur production et puisque, sur les terrains cultivables, non encore défrichés, existent des sources nouvelles d'abondantes recettes, qui n'attendent que la main de l'homme pour les exploiter.

Les îles de S. Thomé et du Prince doivent avoir une superficie de 120:000 hectares, distribués ainsi qu'il suit:

Terrains cultivés 62.288

Espaces occupés par les installations, les chemins et les cours

d'eau 6.6o3

A reporter 68.89 1

( 1 ) Moyenne de cinq années.

Report 68.891

„ . - A \ à cultiver 35. 000

lerrains en loret. . j pour installationS) chemins, etc 5.891

Terrains impropres aux cultures (sable, roches, etc.) (1). . . 10.218

Total — hectares 120.000

En tenant compte de l'augmentation de la production des plantations existantes, et de celle qui proviendra des plantations que l'on peut créer sur les terrains encore incultes, il ne sera pas exagéré d'estimer que, une fois tout cultivé et en pleine production et après perfectionnement, grâce aux leçons de la science et de l'expérience, du traitement des plantes, qui laisse encore beaucoup à désirer dans pas mal de propriétés, le chiffre de la production s'élèvera de 70 % sur ce qu'il est actuellement et ainsi les 7:200 contos de réis (36 millions de francs) que nous recevons de fà-bas à l'heure présente, monteront à 12:240 contos (fr. 61.200.000).

Une augmentation si importante du capital-or dans les disponibilités du marché national déterminerait une grande réduction du déficit économique de la métropole, et, parallèlement, influerait sur les changes et diminuerait l'agio, fait qui, à lui seul, produirait une amélioration appréciable dans la situation du trésor.

Or, pour obtenir cela, pour que S. Thomé et le Prince atteignent leur limite de production, il ne faut pas de longues années; pour arriver rapidement à ce résultat, il suffit de résoudre la question de la main-d'œuvre, de manière à fournir tous les bras nécessaires, dans des conditions économiques qui n'atrophient ni ne tuent l'agriculture, dans les circonstances que conseillent les sentiments libéraux et humanitaires et les convenances publiques de la nation portugaise, et non selon la mentalité morbide de philanthropes exotiques, ou l'intérêt exclusif d'étrangers égoistes.

Pour résoudre le problème, gouvernants et gouvernés doivent se donner la main, et, envisageant sérieusement les périls de la situation, poursuivre avec énergie et persévérance le chemin déjà commencé, unir leurs efforts dans une action commune, et ne pas abandonner la question tant qu'elle ne sera pas complètement résolue.

Indépendamment de ce qui est déjà fait, nous pensons qu'il conviendrait d'éviter les difficultés présentes ou futures par les moyens suivants:

i.° — Assurer le plus rapidement possible un courant d'émigration de travailleurs de la province de Guinée;

2.0 — Renforcer le courant déjà établi d'ouvriers de Mozambique, en le défendant contre toutes les manœuvres et toutes les intrigues par lesquelles nationaux et étrangers tentent de le détruire;

3.° — Commencer, dans les termes précis du règlement du 17 Juillet 1909, l'émigration des principautés indigènes nos vassales de la province d'Angola, et faire en sorte que dans les premiers contrats on devance, pour quelques engagés, les dé-

(1) Ces chiffres ne sont pas d'une exactitude mathématique, par la raison qu'il n'existe aucune carte agricole de la province. Ils sont basés sur les indications des planteurs et sur la production, ils doivent approcher de la réalité.

Nous chiffrons les terrains impropres à la culture à 20 °/0 de ceux qui restent à cultiver.

CO

es

lais de la loi, en les rapatriant par groupes et successivement à partir de la fin d'une année, afin d'en finir, le plus rapidement possible, avec la légende de discrédit sur l'émigration à S. Thomé, que l'intérêt, l'ignorance ou la mauvaise foi ont cherché et cherchent à créer parmi les peuples des régions soumises de cette autre province;

4.0 — Maintenir la faculté qu'ont actuellement les travailleurs à l'expiration de leurs contrats, de pouvoir, si telle est leur volonté, se rengager librement pour une nouvelle période, moyennant les garanties stipulées dans les règlements spéciaux ;

5.° — Prendre des mesures coercitives en vue d'utiliser, parmi les éléments indigènes de S. Thomé et du Prince, ceux qui vivent dans l'oisiveté, en s'employant à provoquer leur évolution vers le travail, par la doucejr et la persuasion, avant de recourir à la contrainte violente;

6.° — Accorder la faculté de renoncer à son pays d'origine à tout travailleur provenant de l'hinterland d'Angola, introduit dans la province avant la mise en vigueur de la loi du 17 Juillet 1909, ayant cinq années ou plus de résidence à S. Thomé ou au Prince, et qui veut renouveler son engagement, la renonciation devant se faire par déclaration consignée sur l'acte d'engagement et être enregistrée à la Curatorie, et cela avec droit pour le renonçant de commencer immédiatement à recevoir, par annuités de 1 o$ooo réis, son avoir en dépôt à la Caisse du Travail et du Rapatriement ;

7.0 — Réglementer et exécuter le décret avec force de loi du 21 Mai 1892, de Ferreira do Amaral, sur le recrutement militaire et la répression du vagabondage, ou promulguer et exécuter toutes autres dispositions ayant le même objet, en les renforçant par l'organisation d'une bonne police rurale.

Telles sont les mesures qui, pour compléter le système en vigueur, et profiter des eiîorts dépensés, doivent, selon nous, être adoptées avec fermeté et persévérance, jusqu'à ce que, avec le temps, le problème trouve sa solution naturelle et définitive dans l'utilisation des bras encore inoccupés à l'intérieur de la province et dans la fixation, en cette province, d'une population suffisante pour les principaux besoins de l'agriculture.

Travailler pour garantir le présent et pour assurer à la colonie un avenir solide, libre de doutes et d'entraves, est du devoir des gouvernements, de la convenance des agriculteurs et du plus haut intérêt pour la nation. Le présent est garanti, pourvu qu'on facilite l'immigration dans des conditions et moyennant des charges compatibles avec les forces de l'agriculture et que l'on remplisse fidèlement, comme on l'a fait jusqu'à ce jour, les engagements pris envers les ouvriers; l'avenir sera préparé, si l'on renforce le courant d'émigrants temporaires, pour refaire les dotations de main-d'œuvre nécessaires à l'agriculture, et si l'on s'attache à l'utilisation des bras indigènes des îles et à la fixation dans la colonie des éléments de travail s'y trouvant déjà, venus de l'hinterland angolais, et qui veuillent l'adopter comme leur patrie et aussi comme la patrie de leurs enfants.

En tous temps et dans tous les pays, les gouvernements prévoyants ont cherché à constituer, dans les régions fertiles et productives, des noyaux de population permanente qui, par leur travail, mettent en valeur les territoires en exploitation, assurant ainsi leur propre bien-être et contribuant à celui de la nation à laquelle ils appartiennent.

Sans aller chercher des exemples dans des temps trop éloignés, nous citerons ceux d'époque récente, qui nous viennent en mémoire, par exemple:

Les sommes fabuleuses dépensées par le Brésil pour provoquer les immigrations de peuples des provenances les plus diverses, en faisant tous les sacrifices pour introduire et conserver l'émigrant au Brésil ;

Les Etats-Unis d'Amérique, dans la période de leur repeuplement, se refusant à conclure des traités d'extradition, accordant un refuge sûr aux criminels fugitifs d'autres pays, et imposant la naturalisation aux immigrants après une courte résidence dans le pays;

L'Angleterre, exportant vers l'Australie des chargements de femmes pour fixer les colons au moyen de la constitution de la famille;

Le Transvaal, exemptant d'impôts les travailleurs de Mozambique ayant plus d'une année de résidence dans le pays, faisant toutes les dépenses nécessaires pour les y attirer, mais s'abstenant de s'engager à leur payer le passage de retour dans leur patrie, entourant le rapatriement de difficultés et ne leur assurant même pas la possibilité de se rapatrier à leurs propres frais, au moyen de la réserve d'une part des salaires qui les prémunisse contre leur imprévoyance naturelle.

Imitons donc les bons exemples de ces pays, les maîtres de la colonisation moderne; favorisons l'installation définitive dans notre colonie des travailleurs actuels originaires de l'hinterland angolais, employons-nous à conquérir au travail les naturels de la province, commençons l'émigration des régions soumises de la province d'Angola, avec rapatriement facultatif, recourons de la même façon à l'émigration de la Guinée, et ne négligeons pas celle qui a déjà commencé sous de si favorables auspices dans la province de Mozambique.

En même temps, persévérons dans l'effort pour nous identifier chaque jour davantage avec nos immigrants ; augmentons, s'il est possible, les avantages qu'eux et leurs familles trouvent chez nous en entourant leur vie de confort et en créant de nouveaux attraits qui leur rendent le séjour aux îles le plus agréable possible, afin que, dans toute comparaison qui serait établie entre les conditions de vie que nous leur procurons, et celles que leur offre le pays natal ou toute autre région dans laquelle ils pourraient émigrer, il ne soit pas facile de rencontrer un ensemble d'avantages égaux à ceux que présente l'émigration vers la province de S. Thomé et du Prince.

En procédant ainsi, nous parviendrons peu à peu, sans précipitation ni impatience, à gagner complètement leur confiance. Et quand ils nous connaîtront et pourront nous apprécier comme il convient, il n'y aura ni intrigues ni manoeuvres capables de nous nuire dans l'esprit des indigènes, quelle que soit leur provenance; nous pourrons alors compter sur le concours de la famille ouvrière de toutes nos colonies et le problème, aujourd'hui difficile, du travail à S. Thomé, sera résolu d'une manière satisfaisante et pour toujours ; nous supprimerons ainsi tous prétextes à nous créer des difficultés internationales, alimentées par des intérêts dont la satisfaction s'oppose aux nôtres, et la nation pourra compter, sans la moindre crainte de le voir lui manquer, sur le puissant concours des capitaux extraits des terres de S. Thomé et du Prince.

— rs

Après avoir indiqué, comme nous venons de le faire, quelques mesures qui certainement, perfectionneraient le système en vigueur destiné à résoudre le problème de la main-d'oeuvre, nous allons terminer ce chapitre par un exposé sommaire de l'état économique de l'agriculture aux îles de S. Thomé et du Prince.

Nous ne nous référerons pas, dans cette démonstration, à la situation de tels ou tels agriculteurs en particulier, les uns obtenant des rendements assez rémunérateurs et les autres clôturant leurs comptes avec des déficits, souvent très gros, car notre but est de donner la notion de l'ensemble et non d'entrer dans des détails.

Dans les charges de l'agriculture nous aurons à incorporer tous les impôts payés à l'Etat et aux municipalités, parce que l'agriculture étant l'unique source qui alimente tous les revenus publics et particuliers de la province, c'est sur elle que directement ou indirectement retombent les impôts, quelle qu'en soit la désignation.

Exposons donc la situation:

Impôts pour l'Etat, reis 95o:ooo;rooo

» pour les municipalités 79:462.^793

Salaires, subsistance, vêtement, assistance médicale et à l'hôpital, à 40.000 ouvriers (non compris les angolares) et employés, la dépense moyenne par personne et par année étant (y compris les dépenses pour les enfants) de reis 903500 3.6oo:ooOvOOO

Engagement et rapatriement de travailleurs 5oo:ooo~ooo

Frets, emballages, assurances et autres frais, jusqu'à la remise à Lisbonne ou à Funchal de 504. 3 5o sacs de cacao et de 1 5.33 1 sacs de café (moins les droits de douane à S. Thomé) (1) 812:880-675

Intérêts d'emprunts fonciers ou autres, transferts, etc., payés

à la Banque Coloniale 147:1 79*261

Moitié de tous les autres intérêts (en admettant que l'autre moitié est dépensée dans le royaume en frais étrangers à ceux des plantations de S. Thomé) 1 5 1 14. 1 or 365

Nouvelles installations dans les plantations et conservation de

celles qui existent, 5 % du rendement brut 36o:ooo.*ooo

Frais divers 3 % du rendement brut 21 6:000*000

Réis 6.816:933^094

Ces charges absorbent plus de 94,5 % du rendement brut, qui est, comme il a déjà été dit, selon la moyenne des dix dernières années, de 7.200 contos, mais qui n'a pas dépassé 6.800 contos en 1909, en raison des bas cours du cacao cette année, et si nous tenons compte de ce que les travaux d'augmentation de cultures, plus ou moins exécutés annuellement dans toutes les propriétés encore incomplète-

(1) Le nombre de sacs adopté pour ce calcul est celui des entrées à Lisbonne et à Funchal du 1er Janvier au 31 Décembre 1909.

ment cultivées, exigent de nouvelles sommes de capital, nous arrivons à la conclusion que, dans les années où le prix du cacao ne s'élève pas au-dessus de la moyenne adoptée pour nos calculs, des sommes approximativament égales à celle de tous les rendements des plantations de S. Thomé et du Prince sont absorbées par les dépenses engagées pour leur entretien ou leur développement et par les impôts qu'elles paient, vu que, si quelques grands planteurs ont des excédents dans ces années-là, le plus grand nombre clôturent leurs comptes par des déficits, couverts par les capitaux qu'ils vont demander au centime.

Cette situation n'est pas seulement difficile pour le petit nombre; pour la majeure partie des agriculteurs, qui ne pourront en sortir, avec de l'économie et du temps, que lorsque les nouvelles plantations arriveront à leur âge de pleine production, elle est également embarrassante, au moins temporairement, s'aggravant naturellement dans les années de bas cours du cacao, telles que 1909, parce que, en pareil cas, les rendements, que nous avons calculés d'après la moyenne des dix dernières années, demeurent considérablement réduits, sans que les dépenses correspondantes diminuent d'un seul centime.

Dans ces circonstances, augmenter les charges, de quelque nature que ce soit, cette année ou l'une des années les plus prochaines, serait condamner à une ruine certaine et inévitable le plus grand nombre des agriculteurs, ruine augmentée de tous les préjudices que la répercussion de ce désastre pourrait causer dans le pays entier, à moins que l'Etat ne décide de dédommager les propriétaires par la réduction proportionnelle des forts impôts qu'il perçoit, ce qui serait un autre désastre, bien que moindre, puisqu'il rognerait les rendements du trésor public, déjà si appauvri.

La province de S. Thomé, dont la population est évaluée, en chiffres ronds, à 68.000 habitants, a une capitation d'impôts pour l'Etat de 1 3.963 reis, tandis que la capitation de l'Etat sur le continent et dans les îles adjacentes, est de 7.35o reis, celle des pays étrangers étant: en Espagne 7-753, en France i2.3oo, en Angleterre 1 1.700, en Allemagne 1 1J40, en Italie 6.i5o, en Belgique 6.5oo, en Roumanie 6.000, en Suède 5.700 et en Hollande 4.700. Mais comme il y a 40.000 ouvriers avec 6.987 enfants mineurs qui ne paient aucun impôt, et comme la majeure partie des naturels des îles, angolares ou non, sont dans les mêmes conditions, les impôts frappent seulement un nombre extrêmement restreint d'individus et dans ces conditions la charge tributaire, pour chaque contribuable effectif, s'élève à des chiffres véritablement invraisemblables et absurdes.

Ainsi, notre province de S. Thomé et du Prince l'emporte, en matière d'impôts, sur toutes les nations de l'Europe, grandes et petites.

Puissent donc les pouvoirs publics, puisse le pays, puissent surtout ceux qui ont des intérêts liés à ceux de S. Thomé et du Prince considérer les périls de la situation si, — acquiesçant à de nouvelles exigences des étrangers, — nous allons promulguer des mesures qui aggravent les charges de l'agriculture.

Tout ce qui, au nom de la liberté et de l'humanité, pouvait raisonnablement s'exiger est accompli depuis longtemps à S. Thomé. Les dernières mesures gouvernementales complètent le système ultra-protecteur des individus de race noire, qui émigrent vers cette province, et nous ne craignons pas d'affirmer qu'aucun pays, possesseur de colonies dans l'Afrique équatoriale, n'a fait jusqu'à ce jour ni plus ni mieux. Bornons-nous donc à exécuter et à faire observer nos lois modèles, continuons à ouvrir la vie de nos plantations aux étrangers qui veulent les visiter, et, forts

oo

de notre conscience et du témoignage de ceux qui impartialement voudront dire la vérité sur ce qu'ils auront vu et observé — poursuivons, calmes et tranquilles, le chemin civilisateur et humanitaire qui a été et sera l'objectif et la règle de notre peuple, certains d'avoir accompli notre devoir et certains d'obtenir un jugement favorable au tribunal de l'Histoire.

Et si les diffamateurs continuent leur injuste campagne, répondons-leur par le proverbe arabe . . .

Page 1