A\'EC
LA PRIME COLONIALE
ONT PAYÉ
PAR EUX-MEMES
LEUR PASSAGE
ÉPOQUE DE l'année LAQUELLE ILS ONT ÉTÉ INTRODUITS
NOMBRE TOTAL
PAR ANNÉE
li3
lOâ
Les coolies avaient droit, après cinq ans de travaux agricoles, à être renvoyés dans leur pays aux frais de la colonie : on eslimait alors ces frais de cinquante à soixante piastres environ. Il eu était de même des noirs d'Afrique. Après deux ans de travaux agricoles seulement, les uns et les autres avaient droit à un tiers de leur passage (et chaque année cette proportion change, jusqu'à arriver au passage entier dû au bout de cinq ans). Les colons étaient autorisés parle gouverneur à amener des nègres d'Afrique, mais de Sierra-Leone seulement. Cependant il parait bien que dans la pratique on en ait importé d'autres points : un service régulier de bateaux à vapeur de l'État aurait même été organisé dans ce but. M. de Gastelnau nous fournit le tableau de l'immigration dans la Guyane anglaise de 1835 à 1846.
Et ce mouvement était loin d'être près de s'arrêter, car M. de Gastelnau ajoute à ces chiffres qui s'arrêtent au 31 décembre 1846 la note suivante : depuis le 1*' janvier 1847 jusqu'au 24 mai 1847, il est arrivé :
De Madras 1 .465
De Calcutta i . 189
De Madère 1 . 187
Total 3.841
LA MAIIS-D'OEDVRE DANS LES GUYANES 121
D'où, jusqu'au 24 mai 1847, le total général de 37,693. D'autre part, Fannuaire de la Guyane anglaise nous donne, pour la même période, le tableau suivant, qui diffère quelque peu dans les détails de celui de M. de Castelnau :