‹ La main-d'œuvre dans les GuyanesChapitre 8 sur 19 · RÉGIME DES TERRES ET DES CONCESSIONS · texte numérisé non relu

RÉGIME DES TERRES ET DES CONCESSIONS

DANS LA GUYANE HOLLANDAISE

Ce qui frappe à première vue dans la Guyane hollandaise, c'est l'absence absolue de centres hors la capitale Paramaribo, ville de 36,000 habitants, dont 400 Européens seulement et 400 hommes d'infanterie et d'artillerie. Cela, dans une colonie de 66,000 habitants au plus. A peine peut-on ensuite citer deux ou trois malheureux bourgs : Albina, Totness ou Coronie, Niew-Nicherie. En outre les u stations » ou postes de districts comprenant le plus souvent : une maison pour le commissaire de district, une maison pour le secrétaire de district, une station de police et une geôle, une église catholique et une église de frères Moraves ; les condamnés détenus dans la geôle travaillant à l'entretien de la station, sous la surveillance des gendarmes.

La côte de la Guyane hollandaise est uniformément basse et bordée de palétuviers. Outre les deux grands fleuves de Gorentine et du Maroni qui séparent le territoire hollandais des territoires anglais et français, deux groupes de fleuves géminés, le Suriname et le Gommenyne, le Goppenane et le Saramacca, pénètrent profondément à l'intérieur des terres. C'est là, au point de vue économique.

16« LA MAI^-D'OEUVRE DANS LFS OCTANES

Doe situation beoreoje, car elle rend Bioins argent le besoin de Toîes de eoDunooicatioiis p et fc t iî onnées. De |»las des canaux, soit nalorels. soit artificiels (spleodîdes on Trafics cré^, en général, arant Tabolition de Tesclavaçe^ font coffomoniqner ces rÎTières et lenrs affluents entre eox : tels, les canaux de Saramacca et de Para, entre le Snrinaine et les rivières de même nom ; telle, la co'iimanication naturelle qui s'établit, au moment des hautes eanx, entre le Maroni et la Coltica affluent du Gommenyne. De cette situation découle naturellement la disposition des terres cultivées le long des riTÎères. Sur une surface de 15 à 16 millions d^bectares, 30,000 seulement sont possédés et 16,000 cultivés. La répartition peut se fûre ainsi :

Cacaoyer» 15,000 hectares.

Cannes à »Dcre 1.500 —

Caféiers et aotres 1,300 —

Ces régions de cultures sont an reste saines, la mortalité y variant de 26 à ^ pour 1 ,000. Les cbiffres précédents nous donnent une proportion de 2 pour 1,000 seulement de la surface totale possédés. Si on examine la carte de Lotb (ly, on verra toute la région des cultures divisée en une série de carrés teintés en couleurs différentes. Les uns correspondent à la grande culture, ce sont les plantations. Les antres correspondent à la petite culture : ce sont les parcelles données soit en concession, soit en location à de petits cultivateurs noirs, coolies ou chinois. On remarque enfin, sur la même carte, dans la région supérieure des grands fleuves, à de grandes distances dans Tintérienr, deux nouvelles espèces de rectangles mais bien plus étendus : les uns représentent les territoires concédés en mines, et les antres ceux concédés en exploitations de balata. Passons en revue ces diverses entreprises.

'i\ Éditée chez J.-H. de Bussv, à Amsterdam, 1899.

ANNKXES IC:

Page 1