‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 187 sur 235 · Argument du XXXVI^ discours de LvbiAs · texte numérisé non relu

Argument du XXXVI^ discours de LvbiAs

4. Xénophon, Ménior., II, 7, 0 : Mîyaofwv o( TrÀsT^Toi à-o £?");i.'.ôonoûa: o'.aTpÉçovTai.

'o. Polyen, II, 1, 7.

Si Ton descend au milieu du n'', on oljserve dans la même région lui phénomène analogue. Au moment où une révolte se préparait contre le protectorat romain, le gouverneur de la Macédoine envoya des agents à Corinthe où siégeait l'assemblée fédérale des Achéens, pour les engager à la soumission. Ils y furent très mal accueillis, parce que les artisans étaient accourus en masse'. Dans la Grèce centrale, Aulis n'attirait guère les étrangers ; aussi, lorsqu'on nous dit que ses habitants étaient presque tous potiers-, il faut entendre que ce métier était exercé par les citoyens. A Thèbes, il y avait des fabricants de piques et de glaives, qui n'étaient peut-être pas tous des métèques '■' ; les ouvriers devaient être fort nombreux dans cette ville, puisque Sylla tira de là ceux dont il eut besoin pendant le siège du Pirée ^. Les Anthédoniens étaient pêcheurs d'épongés et de co([uillages à pourpre, bateliers et constructeurs d'embarcations ^. Les Eubéens passaient pour être d'excellents métallurgistes '•. La stérilité de leur île avait forcé les E^inètes à se faire navis^aleurs, commerçants, industriels, et leurs articles de bimbeloterie étaient répandus partout ^. En Asie-Mineure, c'étaient les ouvriers et les boutiquiers qui dominaient dans les assemblées des cités grecques, au temps de Gicéron, et il est visible que cet état de choses n'y était pas absolument nouveau*^.

Ges textes ne laissent aucun doute sur la participation des citoyens au travail industriel ; et combien n'y en aurait-il pas d autres qui aboutiraient à la même conclusion, s'ils étaient moins vagues ^ ! Lorsqu'une ville avait chez elle une industrie

1. PoLVBE, XXXYIII, 4, .") : SuvTjOfoicOrj ttâtjOoç ÈpyaaTrjpiaxiiiv xa.i pavauatoy

2. Pausanias, IX, 19, 8 : "Av6pw-ot ô' èv t^ AùXioi ot/coûciv oJ TzoXXoi, yr;; o' ï'It'.v oOtoi x.êpa[j.£Ï;.

•{. Plutarque, Pélopidas, 12 : 'EpyaaTrJpia Bop^o'wv xal }j.a/aipo-otàiv, 4. Appien-, Sur la guerre de Milhridate, 30.

îj. DiCÉARQtE, 24.

0, Etienne de Byzance, s. v. Atorj'}o;- ot EùSouî; '3iOT,ç,o-jç,yoi (/.«;) -/aÀ/.s?? aptatoi.

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