‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 76 sur 235 · AiiisTOTE, liliélor., I · texte numérisé non relu

AiiisTOTE, liliélor., I

2. I^s.-Xi'nopiiox, Gotir.dos Athén., II, 13; Cf. Isocrate, IV, 42.

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dans ces parages lui conférait une sorte de droit de préemption sur les produits de toutes les contrées voisines ^. L'auteur n'ajoute pas, mais il va de soi, que la même raison facilitait l'écovdement des siens au dehors, si bien que la puissance territoriale de ce peuple «c le mettait en état de s'enrichir plus que tous les autres. »

C'est principalement par l'extension donnée au commerce extérieur que les cités grecques favorisaient l'industrie nationale. Elles n'ont jamais songé à la protéger contre la concurrence étrangère par des tarifs douaniers. Les droits étaient très faibles, puisqu'ils ne dépassaient guère 2 0/0 "', et ce qui prouve qu'ils avaient un objet purement tiscal, c'est qu'ils frappaient les denrées de première nécessité, telles que le blé, alors même que le pays importateur en avait un l)esoin pressant -^ Plutôt que de chercher à écarter les marchandises exotiques en imprimant une hausse factice aux prix, on aimait mieux recourir à des mesures franchement prohibitives. Mais il faut noter que ces mesures étaient toujours suggérées par des motifs d'ordre politique. Ce qu'on voulait atteindre en les édictant, ce n'était pas un rival, c'était un ennemi. Ainsi, vers 432, l'accès du marché d'Athènes et de tous les marchés de son empire fut fermé aux produits de Mégare, parce que cette ville avait pris parti contre elle dans un contlit récent avec Corinthe'». On traitait de même ceux de Thèbes à cause de linimitié qui existait entre les deux républiques '. Enfin, en temps de guerre, on avait soin de défendre l'exportation des armes et des matières dont l'adversaire aurait pu se servir pour sa flotte ''. C'étaient là des actes de représailles ou de précaution politique, et l'intérêt économique n'y entrait pour rien ".

Les artisans grecs, tantôt se bornaient à exécuter les commandes de leurs clients, tantôt les devançaient. Le cordonnier

i. Ps.-Xénophon, Gouv. (les Alfu'n., II, H.

2. BôcKii, Staatsh. d. Athener, I, p. 382 (3« éd.) ; Gilbert, Ilandhiirh d. gr. Staatsall., I, p. 331, et II, p. 366; BCII, XXI. p. :i75. Ce chifTie n'était pas invariable ('Voir par ex. BCH, XIV. p. 470).

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