LL RER
EM OBNE
main-d'œuvre, Elles ne nous la cèdent alors que moyennant compensation et la question de l’immigration étrangère doit faire l’objet de négociations diplomatiques. Tant qüu’il en sera ainsi, l’entrée en France des ouvriers étrangers ne pourra avoir lieu que par l’entremise des rouages officiels. Il n’y a d’ailleurs pas de mal, au contraire, à ce que les nouveaux venus soient ainsi contrôlés. S'ils l’étaient davantage encore, on empêcherait plus complètement le séjour chez nous d'individus indésirables.
Il suffit que les travailleurs, dûment contrôlés et munis de pièces d'identité suffisante, soient, une fois l’examen médical subi, remis par les bureaux officiels d'immigration, soit aux patrons qui ont sollicité leur introduction en France, soit à des bureaux de placement qui les répartiront au mieux des intérêts locaux. Ainsi assisterons-nous à un commencement d'organisation du marché du travail agricole. Sur ce marché, provisoirement, nous ne verrons pas offrir les services des ouvriers agricoles de race jaune. Ce n’est pas que nous ne puissions en tirer parti, mais leur éloignement rend coûteux leur transport à pied d'œuvre et ne permet pas les retours fréquents au pays natal. Force est de recourir au recrutement familial qui, s’il a avantage d’être moral, est à peu près interdit par l’importance des frais. -
Un traité d'immigration et d’émigration, de travail, d’assurance et de prévoyance sociale a été conclu entre la France et l'Italie le 30 septembre 1919. Toutes les questions ÿ sont prévues, mais le traité paraît faire la part trop belle à l'Italie.
La vraie formule pour obtenir la main-d'œuvre de complément est donc de provoquer et de canaliser l’immigra-
tion étrangère ; nous sommes dans la bonne voie pour la