‹ La Main-d'œuvre Agricole Pendant la GuerreChapitre 45 sur 47 · LL · texte numérisé non relu

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par l’ouvrier de frais à rembourser ultérieurement, mais comme il ne peut, ainsi que nous venons le dire, toujours en être ainsi, il faudrait que le législateur intervint pour régler la question ou que les agriculteurs importateurs de maind'œuvre étrangère constituassent des Caisses d’assurances

mutuelles contre le risque du débouchage.

7° Organisation du marché du travail agricole. — Le tra-

- vail des champs, en plus des aléas de toutes sortes, est sou-

mis à toutes les influences qui sont sous la dépendance du sol, du climat, de la saison. Les conditions du travail et les modalités de sa rémunération sont extrêmement variables. Il faut, pour coordonner les unes et les autres, pour organiser, en un mot, le marché du travail agricole, un doigté

tout spécial qui n’appartient qu'aux agriculteurs. Ce sont

eux qui ont pris en mains la cause de la main-d'œuvre agri-

cole. M. Fernand David, ancien ministre de l’Agriculture, avait, en 1912, l’heureuse idée d’appeler à lui des agriculteurs et de les réunir en une Société nationale de production de la main-d'œuvre agricole. Cette société avait un programme purement agricole et de nombreuses réformes où créations ont été accomplies par elle. Puis, au début de la guerre, fut créé l'Office national de la main-d'œuvre agricole, qui est le prolongement de la Société de protection de la M. O. A. et est administré par les représentants de nombreux groupements agricoles qui lui apportent, avec leur autorité morale, leur concours financier. Nous avons déjà parlé de cet Office plus haut.

Puis, en 1916, M. Clémentel, alors ministre de l'Agricul-

ture, décida d’instituer un Service de la main-d'œuvre agri-

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