‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 136 sur 229 · FORMES DIVERSES DU TRAVAIL SEBVILE · texte numérisé non relu

FORMES DIVERSES DU TRAVAIL SEBVILE

mentquotidienélaitde cent drachmes. Philoménidès en avait trois cents dont il retirait cinquante drachmes', et Xénophon aflirme que 11! nombre était considérable des mineurs qui se trouvaient dans ces conditions ". C'est ce qui lui suggéra l'idée d'un plan de réformes qu'il expose longuement dans un de ses traités. Il voudrait qu'à l'imitation de ces capitalistes l'Etat athénien acquît, non pas en bJoc, mais en plusieurs annuités, dix mille esclaves qu'il louerait aux concessionnaires de mines, et il calcule qu'il y aurait là pour le Trésor une recette supplémentaire de cent talents par an ^. Ce conseil ne fut pas écouté, en raison des difficultés de tout genre qu'il soulevait, et dont la gravité avait échappé à l'esprit un peu chimérique de Xénophon. Mais il montre que Topération était fructueuse pour les particuliers, puisqu'il se flattait qu'on fournirait ainsi des ressources à l'État.

Il y avait en Grèce des gens qu'on appelait x**?'» aîxoavtsî. L'expression est en soi un peu obscure ; elle désigne simplement des personnes qui habitent hors de la maison de leur maître, et on l'applique indifféremment à des affranchis et à des esclaves'. Parmi les esclaves qui étaient dans ce cas, je signalerai d'abord ceux qu'on envoyait à l'étranger pour quelque opération commerciale. Le plaidoyer contre Phormion en cite deux, l'un qui résidait au Bosphore avec l'associé de Chrysippe et qui avait qualité pour toucher les fonds dus k ce dernier*, l'autre, Lampis, capitaine marchand, qui, tout en ayant soin des affaires de Dion, trafiquait pour son propre compte *>. On peut ranger dans la même classe les esclaves qu'un industriel prenait en location, non à la journée, mais pour un certain temps, et qu'il installait & demeure dans son atelier. 11 en était ainsi probablement de la plupart de ceux qui travaillaient aux mines du Laurion '. Je ne parle pas des vingt esclaves qui avaient été donnés en gage au père de Démosthène par son débiteur Mœriadès, et que son fils avait sûrement chez

t. flelcnus, IV, 15.

2. fbid.y 16 ; NSu j:oX1o! tiaiv ii toÎj apyjpîîoi; oîtiii; ;xoE5o|iivoi.

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