‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 190 sur 229 · Ibid.. fr. c, col · texte numérisé non relu

Ibid.. fr. c, col

i. Ibid., 1. 12-IS : 'EvxauTïJ to zujj.Î';ii>v Ivzîixvti ntyTui6oX(iv tov n<iSa

S. tbid., fr. b, col. II, I. 2-S : KaXl;i[j.aTa l'^i^'(a.'3{a,^hi<i Suoîv S]pa)'jiaîv

fi. r.IA. Il, 83i b (arf(/.), col. I, 8-!> : Mt30...T;r to3 «(/oa; ^i ifpâç

Phhh- 7. CIA.I, j-2r).

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ISi LA main-d'œuvre industrielle dans l'aNQEKNE GRÈCE

séquent sont payés k la journée, touchent chacun une drachme, soit qu'ils aient amené les poutres dans leur siège, soit qu'ils aient dressé ou abattu des échafaudages '. La même somme est donnée aux scieurs^ et à un homme qui paraît manœuvrer un treuil ^. Un individu touche une drachme et demie, et cinq une demi-drachme'; mais j'imagine que le premier avait été occupé pendant une journée et demie, et les seconds pendant une demi-journée.

Les salaires ne changent pas avec l'état civil de l'ouvrier; le citoyen n'est pas mieux traité que le métèque ou l'affranchi. Ils ne dépendent pas non plus de la nature du métier, peut-être parce que la division des professions était un peu indécise et que les ouvriers passaient volontiers d'une besogne à une autre. L'uniformité est poussée si loin qu'on va jusqu'à assimiler l'architecte aux simples artisans^. Je ne relève en définitive dans ce document qu'un écart de chiffres : un ouvrier du bâtiment est payé moins d'une drachme, et cela non pas une fois, mais sept fois de suite ^. On peut également induire d'un texte d'Aristophane que les porteurs de mortier devaient se contenter d'une demi-drachme '.

Gomme tous ces chiffres, sauf le dernier, sont empruntés à un compte de travaux publics qui date probablement de Tannée 408/7, on s'est demandé s'ils n'étaient pas inférieurs au tarif ordinaire. Les Athéniens se trouvaient alors dans un moment difficile de la guerre du Péloponnèse, et l'État était forcé de lésiner, quand il ouvrait un chantier uniquement pour procurer des salaires à la population indigente ; de là peut-être un abaissement accidentel de ses prix de main-d'œuvre'*.

Si l'Erechthéion , dont il s'agit ici, avait été un de ces ateliers nationaux qu'on ouvre dans les années de crise pour venir en aide aux gens sans emploi, on y aurait admis tout le monde. Or ceux que nous y voyons sont surtout des artisans qui savent un

1. CIA, I, 324, fr. a, col. 1, 1. 1-28 (Cf. IV, 1, p. 76. col. II).

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