‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 191 sur 229 · Ibid., fr, a, col. Il, I. i-r · texte numérisé non relu

Ibid., fr, a, col. Il, I. i-r

7. AmsTOPHANE, As*, des femmes, 307-310 ; Nuv'i BÊ Tpnii6oXov ïr,To5!ji {les citoj'ens) XaStîv otav jz^i-z-ziaai ii xoivov lûinctp ntiloçopoCvti;.

8- KuicHHOKP, Abandlnngen der Berl. Akademie, 1876, 2* Abib., p. 56.

métier ; bien plus, parmi eux figurent des sculpteurs, des peinti-es, des doreurs, dont la besogne n'avait assurément rien d'ui^ent. Les travaux n'y sont pas réservés aux citoyens, comme il serait naturel ; les métèques et les affranchis y sont, au contraire, beaucoup plus nombreux. Enfin, loin de fractionner systématiquement les salaires pour multiplier les parties prenantes, on verse d'assez grosses sommes à quelques individus ou à quelques familles. Ainsi Rhadios reçoit k lui seul 72 drachmes 2 oboles, Laoasos et ses deux fds 60 drachmes, Ameiniadès et son fils 76, Phalacros et ses trois fils 80, Simias et ses quatre fils 149 drachmes 1/2 '. Encore faut-il noter que le document est très incomplet, et que nous n'avons là qu'une fraction des dépenses de l'exercice financier. Les travaux de l'Érechtliéion ne furent donc pas un expédient destiné à nourrir les pauvres avec un minimum de sacrifices pour le Trésor ; c'était la suite et le terme d'une entreprise exécutée dans des conditions normales, sans que rien y trahisse le désir d'éviter les frais superflus.

M, Frânkel a imaginé une autre hj'pothèse. Frappé de remarquer que dans une inscription du iv* siècle il est expressément stipulé que les ouvriers devront s'entretenir eux-mêmes, il suppose que ceux de l'Érechthéion étaient payes partie en argent, partie en nourriture *. Mais, si cette opinion était fondée, il y aurait certainement dans nos comptes quelque vestige de cette seconde dépense. Or rien de semblable n'apparaît même pour la huitième prytanie, dont nous connaissons la dépense totale, avec la plupart des objets auxquels les crédits furent afi'ectés ■*.

Au iv" siècle, il y eut une hausse notable des salaires. En 329/8, l'inscription d'Eleusis nous signale pour les maçons une paie journalière de deux drachmes, deux drachmes un tiers, et deux drachmes et demie ^ ; pour les scieurs trois drachmes ^ ; pour les

Page 1