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!86 LA main-d'œcvke industrielle dans l'ancienne guèce
ravaleurs deux drachmes ' ; pour les terrassiers, les manœuvres et les ouvriers non qualiflés une drachme et demie-. Dans un autre document, postérieur de quelques années, le traitement de l'architecte monte à deux drachmes'*. On voit qu'à cette date les salaires se modifiaient selon la qualité de l'ouvrier, et qu'ils avaient été augmentés depuis cent ans dans une forte proportion.
La raison de ce double changement se laisse aisément pénétrer. Il existe toujours, quoi qu'on fasse, une étroite corrélation entre le prix de la main-d'œuvre et le coût de la vie. Or à Athènes la vie était plus coûteuse vers la (in du iv" siècle que vers la fin du v*. Nous ne pouvons établir cette comparaison pour tous les besoins de l'homme ; mais elle est possible pour les céréales. A l'époque de Socrate, la farine d'orge se vendait sur le marché deux drachmes le médimne(1/2 hectolitre environ)^, et aumilieu du iv*' siècle quatre drachmes''; quant à l'orge en grains, elle atteignait trois drachmes en 329". Le blé valait trois drachmes au début du iv' siècle ', et en 329 de cinq à six ". La hausse fut donc du double, et elle concorde presque exactement avec celle des salaires.
Le travail de nuit était mieux rétribué que le travail du jour, puisque deux valets de meunier furent payés au iv* siècle deux drachmes, et non pas une drachme et demie, comme on s'y attendrait '■*.
A lîpidaure, l'architecte du temple d'Asclépios ne toucha au commencement du siècle qu'une drachme par jour pendant quatre années consécutives'"; mais on n'oubliera pas que la drachme de cette ville égalait à peu près une drachme et demie du système attique".