Michel, 384,1.9, 32,34, 104, tll
11. M. Th. Reinach rappelle que le système ùginétique fut en vigueur au moins jusqu'à la fui du iv" siècle dans tout le Péloponnèse et dans la plus grande partie do la Grèce centrale {BCH, XX, p. 252). Or 70 drachmes éginétiques valent 100 drachmes altiques.
.dbyGoOf^l'
A Delphes, l'architecte Xénodoros reçut le traitement que voici :
Archontat de Nikon (354/3) H6 dr. 1/2".
— Teucharis (352/1) 360drachines =
— Damoxénos (345/4).,. 210 — »
— Archon (344/3) 360 — *
— Cléon(343/2) 253 — ^
Les 210 drachmes de l'année 345/4 furent sûrement le salaire d'un semestre (|iio6s; iv. ifAaia; ei; ryXafav) ; cela impliquerait une paie journalière d'une drachme et une obole. Si les 360 drachmes de 352/1 et de 344/3 représentent un salaire annuel, le salaire quotidien ne fut dans ces deux années-lè que d'une drachme. Quant aux sommes de 354/3 et de 343/2, elles se réfèrent au travail d'une fraction de l'année que nous ne connaissons pas. Peut-être d'ailleurs Xénodoros était-il appointé non pas à l'année, mais à la journée, et les jours seulement où on l'employait. Dans ce cas il serait impossible d'évaluer le taux de son salaire.
Pour Délos, je me bornerai à résumer les observations de M. Homolle.
« Dans un grand sanctuaire comme celui de Délos, ou les réparations, Ji défaut de travaux neufs, exigeaient continuellement la surveillance d'un homme du métier, on avait besoin d'un architecte. On s'adressait habituellement h un entrepreneur dont on avait éprouvé la probité et le talent. Le salaire alloué à l'architecte varie selon les années. Voici les chiffres fournis par les inscriptions :
Années... S83 282 279 278 269 250 246 201 Vers 190 180 Drachmes. 506 1.266 720 l.no 720 540 585 540 780 720
« Le chiffre de 506 drachmes répond à huit mois et treize jours ; il démontre que le salaire était calculé h raison de deux drachmes par jour. Le salaire de douze mois à trente jours est donc de 720 drachmes, comme en 279, 269 et 180, et de 780 dr.
1. Michel, 591, 1. 39-40. Sur la chranologie des archonlats, voir Homolle (BCH, XXII, p. 608-611) reetiflant Bourguet (XXI, p. 237). Les drachmes dont il s'agit ici appartiennent au système éginétique.