‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 199 sur 229 · XII. — GiTiHAun. — La maln-iTaarre · texte numérisé non relu

XII. — GiTiHAun. — La maln-iTaarre

194 LA main-d'œuvre INDL'STRIËLLÉ dans l'ancienne GRÈCE

trois oboles. Il en était de même lorsqu'il assistait à uae séance de l'assemblée '. Je ne parle pas de celui qu'on allouait aux sénateurs et aux archontes, parce que les ouvriers devaient décliner la première de ces fonctions comme trop absorbante, et qu'ils étaient exclus de la seconde, à laquelle les thètes, c'est-à-dire les gens de la dernière classe, ne pouvaient aspirer'. A lasos, il y avait aussi une indemnité pour les membres de l'assemblée populaire^; et cette ville n'était peut-être pas la seule qui imitât l'exemple des Athéniens; car Aristote signale parmi les traits distinctifs du régime démocratique l'usage de payer les pauvres, pour qu'ils soient en mesure d'exercer leurs droits politiques*. Il est vrai que, les jours où l'artisan remplissait l'oflice soit de juré, soit de législateur, il ne travaillait pas, et perdait par suite son salaire. Maïs les honoraires qu'il recevait du Trésor dans le courant de l'année l'aidaient à traverser les périodes de chômage, et c'était là une ressource qui manquait aux métèques et aux affranchis.

(i Les Rhodiens, dit Strabon, se montrent fort soucieux du bien-être du peuple, quoique leur république ne soit pas proprement une démocratie ; ils espèrent par là contenir la classe si nombreuse des pauvres. Outre les distributions périodiques de blé, qui leur sont faites au nom de l'État, les particuliers les comblent de libéralités. Souvent même la générosité des riches prend la forme d'une véritable liturgie. Tout un approvisionnement, toute une fourniture de vivres, est mis à la chaire de l'un d'entre eux, en sorte que le pauvre est toujours assuré de sa subsistance ^. » La cité athénienne immolait une foule de victimes et le peuple se partageait les viandes ''. A intervalles réguliers on organisait, aux frais des riches, des repas publics qui groupaient les membres de

1. AncsTOTE, Couu. des Alhén., 41. L'nuteur dil ailleurs ( g 62) qu'on touchait 1 drachme pour les assemblées ordiDaires, et 9 oboles pour l'assemblée principale de chaque prjtanie. Ce tarif a paru exorbitant à M. Weil ; il croit que c'est celui des proi'dres, et que le copiste a omis une ligne {Hetue des études grecques, IV, p. 406). Dans leur 3- édition (1898), Wilamowitz et Kaibel n'admettent pas cette correction, qui paraît cependant très plausible.

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