‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 200 sur 229 · Sthabon, XIV, p. 632-6S · texte numérisé non relu

Sthabon, XIV, p. 632-6S

6. Ps.-Xénophon, Gauv, des Alhén., H, a : ©ùouaiv o!v Siifioai» [lÈv (j nijXi; ispsîï ttoXÀ»' l-}-\ 5; 5 Sr[;Ao; EJw/D-Jftiïo; xiX SiaXafXnv'uv ri ispïîï.

LES SALAlBËS 195.

chaque tribu'. Les allocations de blé, gratuites ou à bas prix, n'étaient pas rares non plus -. Lorsqu'une bonne aubaine apportait au Trésor un excédent considérable de recettes, on n'avait pas toujours la sagesse de l'économiser ■' ; on préférait souvent l'abandonner aux citoyens*. L'Etat allait jusqu'à leur délivrer le montant du prix d'entrée au théâtre ■''. Toutes ces pratiques se retrouvent à des degrés divers dans la grande majorité des cités helléniques, et les ouvriers des villes en bénéficiaient plus que personne.

S'ils tombaient malades, ils étaient soignés pour rien parles médecins officiels''. Ceux-ci naturellement se faisaient volontiers remplacer auprès des pauvres gens par des aides qu'ils avaient plus ou moins formés', et ils se réservaient eux-mêmes pour la clientèle payante. Il y en'eut pourtant dont le zèle s'étendait à tout le monde ".

Enfin, s'il arrivait à Athènes qu'un artisan devint invalide, et par conséquent incapable de gagner sa vie, il avait droit à un secours permanent de l'État. Sur l'avis du Sénat, qui procédait à son examen, et qui vérifiait notamment s'il possédait moins de trois mines de fortune (300 francs), le Trésor lui accordait pour son entretien un subside journalier d'une obole au temps de Lysias, et de deux oboles au temps d'Aristophane ". C'était peu sans doute ; mai.s de cette manière il avait de quoi manger,

1. Thumseh, De civium Alheniensium miineribus. p. 90-93; Caili.emer, Dicl. des Ant., eu mot ffesliasis.

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