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LE TRAVAIL INDUSTRIEL DANS LA URÈCE UOMËaïUCE 19
et d'ivoire, et teadu de sangles de cuir rouge '. Hippodamia, la tille d'Anchise, excellait parmi les vierges de sod âge pour sa beauté, son esprit et son adresse de maia '. Achille déclare qu'il ne veut point épouser la (ille d'Agamemnon, » fût-eile par sa beauté la rivale d'Aphrodite et par son art l'égale d'Athéna '^. » Hélène a dans ses coiFres des tissus de luxe qu'elle a faits ellemême*, et le poète nous la représente brodant sur une étoffe de pourpre les combats des Grecs et des Troyens =•. Les femmes du plus haut rang passent de semblable manière une bonne partie de leur temps, si bien qu'Hector et Télémaque peuvent sans injure renvoyer Andromaque et Pénélope à leur toile et à leurs quenouilles". Ce n'était pas par fantaisie ni par désœuvrement que l'on se condamnait k ces tâches vulgaires. L'état des mœurs était tel que nul n'avait besoin de se violenter i>our entretenir de la sorte son activité. A tous les degrés de la hiérarchie sociale, les habitudes étaient à cet égard identiques. Chaque famille, depuis la plus noble jusqu'il la plus humble, avait une tendance à se suffire presque k elle-même et à produire par l'intime collaboration de tous ses membres, libres ou non, la plupart des
Il y avait cependant un assez grand nombre d'artisans qui travaillaient pour le public, charrons, charpentiers, maçons, foirerons, orfèvres, corroyeurs, potiers'. Selon la coutume des sociétés primitives, la ligne de séparation n'était pas encore bien nette entre les dillérents métiers, et souvent un même individu en cumulait plusieurs à la fois. H était naturel qu'un dieu comme Héphaistos fût simultanément armurier, ébéniste et serrurier^; mais les hommes jouissaient aussi d'un privilège analogue. Toute profession avait quelque chose de vague et d'indéterminé qui favorisait les empiétements réciproques, et il n'était pas d'ouvrier qui se confinât dans le cercle étroit de sa besogne. Le charron, dans Homère, doit commencer par être bûcheron, car il