‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 23 sur 229 · XIV, 166-168, 238-240; XVIII, 478 et suiv · texte numérisé non relu

XIV, 166-168, 238-240; XVIII, 478 et suiv

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faut qu'il aille d'abord abattre les arbres dont il fera du bois '. Le charpentier se plie à la même obligation^. Le ffxuTorôjxoî n'est pas un simple tailleur de cuir; il est également apte à recouvrir un bouclier d'épaisses peaux de bœuf et de plaques de métal, si bien qu'on peut lui substituer dans cette opération le ^aXusiiç ^. Le mot yakxtii désigne tout ouvrier en métaux, l'orfèvre comme le le bronzier •. Celui de t^hîwv a une compréhension fort étendue, puisqu'il s'applique à quiconque façonne le bois, même à l'ornemaniste ^. La division du travail est en somme très flottante, et il semble qu'elle repose sur la nature non des objets fabriqués, mais des matières employées.

On a dit que le poète distinguait par le sufG^e «u; les métiers exercés à titre permanent et par le suffise oç les occupations accidentelles et temporaires. Ainsi le xEpajieiJî est un potier de profession et n'est que cela, au lieu qu'on pouvait être ïjvioycî (cocher) par occasion, comme Hector, De même Tyohios est essentiellement un bronzier {^aXueû;), et, le cas échéant, un corroyeur (okutotoijloç) *. La conjecture est ingénieuse, mais peut-être un peu trop subtile. Elle ne serait fondée que s'il existait pour chaque métier deux termes, l'un en eu;, l'autre en o;, indiquant ces deux catégories de travailleurs; or, on ne remarque rien de semblable. Au surplus, il n'est pas exact que tout individu qualifié par un terme en oç soit forcément un artisan de circonstance. Tycbios notamment paraît être avant tout un dxuTOTÔtte;, d'abord parce que le poète l'affirme', et en outre parce que son nom, à en juger par î'étymologie, est proprement celui d'un apprêteur de peaux s.

En principe, toutes les professions étaient libres, et on ne connaissait ni castes, ni corporations. Il y avait pourtant des (ils qui suivaientde plein gré la condition de leurs pères. Ce n'étaient pas seulement ceux qui trouvaient dans leur famille la tradition de certains secrets ou de certaines aptitudes particulières, comme

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