Voir Dolammeat Démosthëne, XLIl
3. Comparer Démosthène, XXVII, 9, et Eschine, I, 97, En 354, Démosthène disait d'Athènes : 'Ev TajTt| /pijjjuiT' hvrtiv oXf-j-ou Btw jtpôî âreâiia; rij SXXaî dnerv jtdXiiî (XIV, 25).
i, Beloch, Grlech. GeschirtUe, II, p. 347.
5. Xénophon dit des exploitations minières du Laurîon *: 'Ev jxovuj toutoi Su èyo) o'Sa ïpï<uv oÙSÈ çBever oÙSriî Tofî Ê^uioxEuaCofiivoiî {Revenus, IV, 4)."
6. D'après Diodore (XVI, 8), Philippe lirait de ses mines un reveau net de 1 .000 talents par an (environ 6 millions de fr.). En 185, un de ses successeurs " metalla et vetera intermissa recoluit et nova multis locis instltuit. » (TiTE-LivB, XXXIX, 24], Cf. XLV, 18 : « Metalli quoque macedonict quod lugens vectigal erat. >•
36 LA main-d'œuvre INDUSTBIELLIi DANS l'aXCIENNE GRÈCE
OÙ elle s'était concentrée jusque-là, pour se porter sur les confins du monde grec et du monde à demi hellénisé, dressant en cet endroit une barrière que les produits helléniques ne franchissaient guère, que souvent même ils n'atteignaient pas. Les objets façonnés dans ces villes neuves ou transformées étaient toujours l'œuvre du génie grec ; mais ils ne provenaient pas de la Grèce proprement dite, et ce n'était pas la Grèce qu'ils enrichissaient. Gela est si vrai qu'au moment où brillait de tout son lustre l'industrie hellénistique, la vieille Grèce souffrait d'un double fléau qui trahissait sa décadence ; elle voyait d'une part sa population diminuer', et d'autre part elle était de plus en plus déchirée par les luttes des classes, acharnées à se disputer surtout la possession du sol, comme si le sol eût été désormais la source unique des fortunes ^,
I. Le (ait est certifié pour le II' siècle par un contemporain (Polybe, XXXVII, 4, 4).
% Voir mon livre sur La Propriété foncière en Grèce, p, 607-613.