‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 66 sur 229 · ORGANISATION DE L'INDUSTRIE · texte numérisé non relu

ORGANISATION DE L'INDUSTRIE

Le travail domestique eut toujours en Grèce une' extension considérable. Longtemps après la dissolution des familles patriarcales, c'est-à-dire de ces petites sociétés qui primitivement pourvoyaient elles-mêmes è tous leurs besoins, on continua de faire à l'intérieur du ménage une foule de besognes qui cliez nous par exemple en sont généralement séparées, et quoiqii'on recourût de plus en plus aux marchands et aux ouvriers du dehors, l'activité du personnel de ta maison ne cessa jamais de s'étendre à des objets très divers.

Il y avait partout des meuniers et des boulangers, et pourtant il n'était pas rare qu'on fabriquât à domicile sa farine et son pain. Plusieurs textes nous montrent des esclaves de l'un et l'autre sexe tournant la meule exclusivement pour leur maître '. Une peinture de vase nous représente une femme occupée à écraser le grain dans un mortier'. Cet Ischomachos qai, aux yeux de Xénopbon, est le type du parfait Athénien, possède tout l'outillage de la boulangerie, et sa femme veille à ce que ce travail s'exécute bien 3. Pbocion mangeait le pain que la sienne avait pétri*. Théophraste signale un individu qui broie avec sa servante le blé destiné à le nourrir^, et Aristophane, pour indiquer que les Athéniennes n'ont pas dérogé à teurs habitudes traditionnelles, dit « qu'elles font des gâteaux comme jadis *. »

L'industrie de l'habillement tenait aussi une grande place

1. Lybias, r, 18 ; Démosthène, XLV, 33 ; Héhondab, VI, 81-84.

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