‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 96 sur 229 · BCH, XXII, p. 9, n" 32, 40', 88, 93, 9Q · texte numérisé non relu

BCH, XXII, p. 9, n" 32, 40', 88, 93, 9Q

9. Platon, Lois, XI, p. 930 D : AoùXt] [liv Ikv 9u[i|iifTi SoiXid , toŒ esmcoTou

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l'esclavage 93

pendant quelque temps ils étaient pour lui une charge, puisqu'ils ne lui rapportaient rien en échange des frais de nourriture, de logement et d'habillement qu'ils lui imposaient ; mais on se résignait à ce petit sacrifice en vue des bénéfices futurs, d'autant plus que les oîxsYSvêt; inspiraient habituellement uue confiance particulière'.

Parmi eux, beaucoup avaient une origine mixte.

Lorsqu'une esclave s'accouplait avec un homme libre, l'enfant était esclave et appartenait au maître de la femme. Ce n'est pas que cette règle soit nulle part formulée d'une façon expresse, sauf dans Platon ; mais elle a pour elle toutes les vraisemblauces. Plus d'une fois ces enfants étaient les bâtards du maître. Nous savons, en effet, que les rapports sexuels des maîtres avec leurs esclaves étaient fréquents"^. On a découvert des listes d'affranchies dont plusieurs sont les filles naturelles de leurs patrons''. Un document thessalien énumère des affranchies dont le père porte le même nom que leur ancien maître, et il n'est pas sûr qu'il y ait là une pure coïncidence ou une filiation factice ^. Ailleurs qous voyons une esclave qui, au moment où elle sort de servitude, est déclarée « fille de Sosicha et d'Hermogénès, fils de Dioscouridas », c'est-à-dire d'une esclave et d'un homme libre '■•. Nous connaissons un individu qui adopte l'enfant d'une de ses esclaves^; ce qui paraît bien être pour lui un moyen de le légitimer.

Le problème est plus délicat quand un esclave avait eu com merce avec une femme libre. Que devenaient alors les enfants ? Ils sont esclaves, dit Platon' ; ils sont libres, dit Dion Chrysos-

i. ScBOL. d'Aristophane, Chevaliers, 2, Dans Sophocle [Œdipe Boi, 1 123} un esclave a bien soin de rappeler qu'il est air. ùvijTot àXX' ôixot Tpaçsft. Wallon [Histoire de l'esclavage ,1, p. 1^9,2." éàii.) voit ktorl dans Dèuos- THÈNE, XIII, 24 , la preuve que le mot otxoTpi6iit était un terme de mépris.

2. Aristophane, Paix, 1138; Assemblée des femmes, 721-722; Lysias, I, 12 ; Dion Chbysostome, XV, p. 260 (Diudorf).

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