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1. Platon, ibid., 'Eàv hi tiî ïieuOipi SouXi;) irj-|-f'ï'"l'^'"i '"''' Beojiôtoj ïorw xà -j^iYvotAîvov TO'j BûiXou.
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96 LA «AIK-d'œi'VRE industrielle dans L'A^CIE^^B^GBÈCE
tome '. Entre ces deux auteurs, on est embarrassé pour choisir; car si Dion a contre lui d'être un écrivain de l'époque impériale, Platon, de son côté, ne se gène pas pour mêler ses conceptions personnelles aux règles du droit athénien. A Gortyne, « si la femme libre a pris l'esclave chez elle, les enfants naissent libres ; si elle va demeurer avec lui, les enfants naissent esclaves -. » Mais on n'oubliera pas qu'il s'agit là d'un mariage légal {ces mariages illégaux étant valables dans cette cité), et non pas d'une simple union de fait ^. Le principe formulé ici ne concerne donc pas les bâtards. 11 est question des bâtards dans un autre endroit, mais seulement de ceux qui ont pour mère une serve, et la loi les attribue au maître du père ou du frère de la femme *. La législation Cretoise concorde donc à peu près avec les autres législations helléniques en ce qui touche l'enfant d'une esclave et d'un homme libre ou non. Quantàl'obscuritéqui plane sur l'état civil de l'enfant d'une femme libre et d'un esclave, la loi de Gortyne ne nous aide nullement à la dissiper, et la difliculté subsiste entière. Nous n'avons à cet égard qu'un indice, d'ailleurs bien vague; c'est une inscription de Mantinée, où l'on voit une femme libre, appelée Hvodia, affranchir une certaine Elpis, qui était à la fois son esclave et sa fille. Peut-être cette Elpis étaitelle le fruit de quelque union irrégulière d'.wodia avec un esclave ■■. Une seconde source de l'esclavage était la guerre. « C'est, dit Xénophon, une opinion constante parmi les hommes qu'après la prise d'une ville les personnes et les biens des vaincus doivent tomber dans la possession du vainqueur", » Nul ne contestait ce principe. Il semblait équitable à Socrate de réduire les ennemis en servitude ^, et Polybe estime qu'il est juste de vendre après la victoire les captifs, leurs femmes et leurs enfants s. Les seules
1. Dion (XV, p. 239) dit des enfants nés d'une AthénienDe et d'un esclave : OuSslf SoûXdî îoriv, «XXi [juivov oûx 'ASiivaio;, lûv oâiiii ■j'tvvijBévciov. -2. IJ, I, p. 468.
3. I-a loi emploie ici le mot oruiiiv (VIII, \), qui désigne dans le même document tout mariage régulier (Cf. VII, 16, 30, 36 ; VIII, 23, 53).