‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 99 sur 229 · XII. — Gf.BAUp, — La main-cfœuure. î · texte numérisé non relu

XII. — Gf.BAUp, — La main-cfœuure. î

même d'affaire et se fixa dans la contrée où son înforlume l'avait conduit'. Nicostratos fut arraché à la servitude par les soins de ses amis, qui lui fournirent la somme exigée pour son rachat".

Lorsqu'on était sans ressources et qu'on ne trouvait aucune aide pécuniaire autour de soi, on demeurait esclave aussi longtemps qu'il plaisait à l'acquéreur. Escliine rencontra un jour une troupe de femmes et d'enfants que Philippe de Macédoine avait donnés à lArcadien Atrestidas, et que ce dernier traînait après lui^, Philocrate reçut du roî la même faveur, et on le vit arriver à Athènes avec un lot de femmes qu'il destinait à ses débauches''. Nous connaissons une femme de Chalcis que la guerre réduisit à l'état d'esclave-'- A la suite d'un désastre que subit sa ville natale, Phédoo, le futur disciple de Socrate, fut enfermé par le maître qui l'acheta, dans une maison de prostitution, malgré la noblesse de sa famille ".

\.es écumeurs de nier et de terre faisaient métier d'enlever de fcfce ou par ruse des personnes libres qu'ils écoulaient sur tous les marchés de la Grèce. Ces larcins étaient facilités par le morcellement du pays, par l'absence de toute police générale, et par la configuration d'un littoral riche en abris sûrs et cachés', La loi avait beau frapper ce crime de la peine de mort ■* ; rien ne put extirper un fléau qui remontait aux siècles les plus lointains, et qui était fort lucratif. Certains peuples, comme les Thessaliens^ et comme les Dolopes de Scyros avant la conquête de l'île par Cimon '"^ étaient de véritables spécialistes en la matière. Les comédies latines traduites ou imitées du grec sont pleines d'allusions aux rapts d'enfants". On profitait pour cela de toutes

Page 1