ACTE QUINZIÈME ou
LE GOUVERNEMENT-UNITËIDE.
La scène se passe à l'Unite'um, où la Socialoforcc s'est installée pendant l'absence de l'Unitéide, qui Va coula pour la confondre.
Sommaire : PERSONNAGES PRINCIPAUX : Le Gouvernement-ünitéide, l’Unitéide, le Mérite-Archangel,
Omégar, Peuples, Rois, etc. ; la Socialoforcc, Socialoforts, Socialofortes, le Poëte-Orateur, Démonas, Assassins, etc.
Action. La Socialoforce, qui s’est emparée de l’Unitéum pendant l’absence de l’Unitéide, y donne.un horrible banquet où l’on boit du sang et où l’on dévore des cadavres. — Des assassins déposent aux pieds de la Socialoforce les têtes de leurs femmes, de leurs époux, de leurs pères, de leurs mères et !
du Gltfist, etc. — L’Arebimonde et la Presse font tourner et parler les tables, dont les Esprits ivres maudissent la Socialoforce. — Arrivent les Remords, qui brandissent des faux, et font devenir
LA MAISON CLOSi: 1.TÎ
les assassins fous furieux. — Démonas, attiré pur l’aimant du crime, apparaît au milieu du festin, danse avec la Socialoforce, qui porte un toast sanglant. — Le Gouvernement-Unitéide se présente avec sa suite ; tous les rois tombent ii ses pieds et lui demandent de les sauver. Démonas veut tout entraîner dans l’abîme. — Le Gouvernement- Unitéide lui montre la croix; Démonas fuit, mais il entraîne à l’enfer la Socialoforce qui, résiste et demande en vain sa grâce; les égorgeurs, fous de remords, suivent à l’enfer la Socialoforce, qu’ils maudissent. — Le Mérite-Archangel fait un discours pour établir que le crime conduit au malheur, et qu’il faut se soumettre à l’L’nitéide. — Omégar, sage de l’Unitéide, parle de sa vision de la fin du monde. — Le Gouvernemeut-ünitéide fait aux peuples et aux rois qu’il sauve un discours dans lequel il dit, entre autres choses, qu’il vient fonder un gouvernement universel en faisant triompher le vole universel acclamatoire et oral, en détruisant le crime, en faisant régner l’amour le plus pur, en faisant triompher la Révélation- Raison-Expérience, qui réunit la religion à la philosophie et donne le critérium de tout, etc. — Les peuples et les rois, l’Archimonde et la Presse, tout crie « Vive le Gouvernement-Unitéide ! » Arrive l’ünitéide, qui dit que la pierre philosophale gouvernementale est trouvée, et qui consacre par son amour et au nom de l’Éternel ce Gouvernement-Unitéide, qui porte son nom et ce^
lui de son fils, et qui aura enfin cette perpétuité que le inonde ne trouve jamais. — La Pyramide gouvernementale, chant de triomphe, etc.
Voici un fragment du banquet :