QUATRIÈME RAISON
Reste une objection, une objection puissante, celle-là, contre la peine de mort : « Une erreur delà justice est irréparable, » et vous citez Calas et Lesurques.
Eh bien, je maintiens qu'aujourd’hui, avec le bienfait, le progrès dujury, Calas et Lesurques n'auraient aucune chance d’étre condamnés à mort et beaucoup de chances d'être complètement acquittés ^
1 J’ai entendu donner comme preuve de l’ineflîcaeilé de la peine de mort les trente mille spectateurs — dont la moitié femmes et enfants — qu’assemblent ces sanglantes tragédies qu’on appelle exécutions.
Ce serait de l’absence de spectateurs qu’il faudrait déduire l’inefficacilé du spectacle, et les journaux le savent bien, puisque, tout en blâmant cette affluence, ils ont grand soin de faire chaque fois le feuilleton de la représentation do la xeille.
D’ailleurS; que ne demandez-vous, comme progrès, des
Voilà, je crois, toutes vos raisons; voyons vos moyens...