‹ La maison d'Arnoux, ou, Montcalm est mort [microforme]Chapitre 3 sur 7 · UT DROIT TOUR · texte numérisé non relu

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était une femme charmante et “imable, spirituelle, ambi

tisuse et habile, L'auteur des Mémoires sur les affaires du Canada 1749 à 1760, l'a connue dans tout l'éclnt de ses charmes et de sa jeunesse, Lu description qu'il fait de sn personne, de son influence et de son entourage qui l'adulait comme Sultanne en titre vaut bien la peine d'être lue, Nous Y référons, Maintenant laissons. pour le moment, les personnages civils et militaires de la ville s'amuser et jouer gros jeu à l'hôtel P{an, Pour x revenir quand il deviendra bientôt la propriété du chirurgien Arnoux ;: —suns pourtant oublier ce qui nous intéresse, et pour corroborer ce que nous disions plus haut, qu'à la fête des Rois, en 1758, uu Palais de l'intendant, un hasard prévoyant, comme de raison, donna la fève à Montcalm et Mme L'éan pour reine.

Voyons d'abord qu'elle était cette famille des Arnoux et qu'elles étaient leur position sociale et leurs relations avec les personnages marquants de la ville, particuliérement avec Montcalm et les Péun.

Les Arnoux, dont il s'agit, du moins André, ne seraient venus au Canada qu'après 1740, Ils étaient natifs de la ville et paroisse de Saint-Paul, diocèse de Vence, dans le midi de la France, et issus du mariage d'Alexandre Arnoux et de Lucrèce Musse, domiciliés en cet endroit, C'est ainsi qu'Alexandre-Joseph- Xavier Arnoux, marchand apothicaire, de Québec, frère d'André, désigne ses père et mère à l'acte de son mariage là, le 10 décembre 1764, avec Delle Chu otte Soupirant, veuve de Gaspard Hiché, vivant lieutenant d'in. fanterie, fille de feu Simon Soupirant, (1) et de défunte Delle Marie-Anne Gaultier, son épouse, Mtre Jean-Claude Panet, notaire-royal, et autres notables assistent à ce mariage,

() Chirurgien juré de l'amirauté À Québec. ‘ Ci, Prévosté, 2 février 1750 Il demeurait rue Buade, voisin ouest de Nicolas Jacquin et vis-A-vis le bureau de poste actuel,

Nous croyons que Mgr Tanguay n tant comme lieu d'origine d'André Naint- Louis, de lu ville et diocèse de extrait en mal interprétant l sa tilie, à Montréal, Je Fayolles, Andrée

fait erreur en don-

Arnoux, la paroisse de Toulon, ainsi qu'it l'a acte de mariage de Madeleine, =0 scptombre 1760. au siour Nicolas Arnoux était alors d ce dé depuis peu, et c'est sa veuve, Dame Suzanne Levret, qui, elle, sy dit native de cette Paroisse Saint-Louis de Toulon.

Un autre frère, Blaise Arnoux, fi He oncle de l'épouse, Nous le

bien être le frère plus je

Sure à ce mariage com:

signalons ici comme pouvant uno qui à pansé Montenlm en l'ab- André : car notons que Joseph Arnoux,

autre frère, semblerait Pur ses noms patronimiques devoir être l'ainé.

sence du chirurgien l'apothicaire, |

Quant au principal personnage

qui nous intéresse, le sieur André Arnoux, il demeurait

à Rochefort en 1749 et dès des vaisseaux du Roy. (1) En monta la “ Frégate du Roi," ta Diane, en destination pour le Canada,

lors était chirurgien-major juin de cette année il

Il avait à son bord ; de plus une autre de lu va.

Compte d'une maison de Léipsick, dont lun des associés se nommait George-Honri Sander, Arnoux s'était engagé, par écrit du 3 mars 1749, à faire assurer cet envoi, aller et retour

une pacotillée à son compte leur de 6000 livres au

; Mais pris à l'improviste il n'eut pas le temps d'effectuer l'assurance, et en donna Hussitôt avis à ses mandants, qui, d'uprès son dire, en prirent une. Le navire “ Je Lys" ça 'apportait lo produit des 6000 liv © juin 1754, par l'ami tilités sur mer, Cf.

(Gi) Le dossier des

pitaine de Gorgerie, qui res, fut pris au retour, le al Boscawen lors des premières hos- Voyage en Canada, par P. 8. C! p. 112.

Archives Nationales, Paris, C.F,9, 325 février 1778 —13 oct,

gien ordinaire puis m tjor attaché à la fort ct semblerait réiérer au même per-

1786, concerne un certain Arnoux, chirur

Compagnie des gyrdes m trines À Roche sonnage,

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Les expéditeurs n'avaient pas voulu attendre si longtemps, et ils avaient assigné À rnoux devant le siège de lamirnuté de LaRochelle, qui lju gen le 3 janvier 1753, qu'il devait le montant à lui confié, intérêt ot frais, s'élevant à 7.004 livres Copie de cette sentence, duement lésalisée, fut transmise par envoi du 10 mai 1753, de ln part de M. DéLaire. négo ciant de La Rochelle, fondé de pouvoir, au notaire Punet, à Québec, pour effectuer le recouvrement. Vraisemblablement Arnoux depuis son arrivée à Québec, sur la Diane. y avait établi sa résidence tixe, puisqu'on le retragait là et qu'il y occupait le grade de chirurgien-major de la marine et des troupes du Cunada. Suivant une note de lui. après une demande de paiement réitérée, du 10 janvier 1759, il montre sà bonne foi, et se déclure prêt à en passer par la décision de deux négociants experts de la ville, ne se croyant pas tenu de payer.

L'affaire a dû en rester Li vu les circonstances de la guerre et la mor d'Arnoux l'année suivante. CF. Liasse de papiers non classés, étude de JC, Panet, notaire.

André Arnoux demeurait done à Québec depuis au moins quelques années avant 1759, comme le constate aunsi l'acte de nuissance de son troisième enfant baptisé la, le 16 décembre 1751. L'uince, Madeleine, née vers 1742, puisqu'elle ext dite âgée de dix sept atis lurs de son mariage en 1760, semblerait ne pas être née en Canada : il en serait de même de sa sœur Adélaïde, qui la suit; car nos registres de l'état civil ne contiennent rien sur leur naissance.

Ces trois membres connus de cette famille Arnoux sem blent avoir reçu une bonne éducation et une instruction satisfuisante pour leur temps.

Suivant une note de notre estimé bibliophile, M. Philéas Gagnon, André Arnoux habitait dans la côte de la Monta-

gne en 1752.

Peu après en

1755 on trouve un singulier

de sa main, à ln demande de Mtre Bodout.

vil Supérieur, (1)

document émis

consoiller au Con- QUI probablement voulait

Cobstater le fait de su naissance et. pur là

inôine, Îu quulité d'esclave RULES LIU TS DU TE Voici co doc est Un extrait des registres publics

d'un enfant à naître de ument qui

“ L'an mil sept cent cinquante cinq le mois

Courant, nous soussign des troupes du Canuda, certitions nous être requisition de Mtre Bedout. Con Pays, en son hôtel, ue St-Pierre, malude, qu'il nous a dit

(mai) du , Chirurgien Major de ln marine ot transporté à lu AU CONs, ! Supr, de ce Pour y Visiter su mn: russe

se homimer Marie-Anne. | j'ai trouvée prête d'accoucher :

heures du soir d'une

“quelle etant accouche sur les tille que j'ai r

ceue moi-même, puruis sant se bien porter ; n'a été

portée aux fonts de baptême que le lendemain quatre du dit et baptis’e par M, Gummelin, à l'issue de la grande messe l'aroissiale, nomme Fransoise, par Louis Lubiunche et ]

& Veuve Corneau : co certifions véritable.

que nous En foi de quoi nous

avons délivré Je l ut valoir ainsi que de

)'ésCt pour servir ‘#isON, à Québec, Je cinq May 1755, (Signé) Arnoux enregistré pur nous Greffier de la Prévosté, ce léquerant mon d. Sr, Bedout, qui en à requis l'enregistrement pour lui serviret valoir ce et a signé avec nous ce jourd'hui, nou May 1755, et à té l'original du dit acte à nous présenté remis à mon d, Sr. Bedout le jour et an sus lits,

L'acte ci-dessus a été

que de raison,

(Signé) Bedout, Boisseau

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