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Péan partit aussitôt avec Cadet pour Montréal où ils urri. vèrent on grande pompe le 18, Très occupé à brasser ses utfaires de P'eulat dans cette région, il ne parait être revenue pour sembarquer avec le Cupitaine Canon pour la France, en août 1758. En sorte qu'il n'avait plus à s'oc. Cuper d'une demeure à Québec, dont d'ailleurs il prévoyait le siège prochain,
Aprés ln reddition de cette ville, madame Péan s'était réfu ice à Montréal ainsi que madame Arnoux, et lors de ll vestissement de cette l'lace par le général Arherst et su Capitulation le 8 Septembre 1760, elles se virent en consé- ‘hence Toutes deux nécessairement sur le point de laisser le PAYS. Alors elles passirent un acte de vente en bonne et due forme de l'hôtel Péan de ant Mtre Danré de Blanzy, notaire royal, de Montréal, en date du 12 du méme mois. en contormité du seing privé ci-dessus, L'acte fut fuit au hom de la veuve Arnoux, vu le décès de son mari depuis peu,
L'hôtel et dépendances ainsi vendus ÿ sont de nouvesu décrits et comme suit :
* Une maison assise en la ville de Québec, rue St-Louis, consistant en un corps de logis à rez-de-chaussée, composé de salles, chambres, cabinets, cuisine, grenicr au-dessus avec
“des chambres Pratiquées en iceluy, cave au-dessous, cour et
jardin derrière, avec les hangards, reinises, écuries, pigconnicre, glacières et citernes, tenant d’une part à la borne de la Dame Fournel. d'autre part à la maison du nommé Malouin, d'un bout par devant au niveau de la rue St-Louis, l'autre bout par derrière à la rue qui passe der
rière le dit jardin, (rue Ste-Geneviève) ÿ compris un terrain d'environ trente pieds de profondeur acquis par le dit sieur Péan de l'Oeuvre et Fabrique de l'église paroissiale de Québec ; dans laquelle vente sont comprises les glaces atta-
chéesaux cheminées, le trmeau de là grande chambre de “ompagnie et les tableaux au-dessus des portes dont les coins sont en bois, en outre les armoires &urnies en fil de leton et de tafotas étant dans le cabinet du d't sieur Péan et servantes à mettre ses livres,”
Mme Péan y reconnait que le prix de 30,000 livres
été payé par fou sieur Arnoux comme le l'utteste,
EL scing-privé
Madume veuve Arnoux partit ensuite la Capitulation finale, sur par les Anglais pour Joseph Arnou
d'après l'article de les premiers trunsports fournis la France, et laissa son beau-frère X, Comme son procureur,
Elle avait pris soin de mineurs dès le 5 septeml le 20 du même mois, le
se faire élire tutrice À ses enfants re et s'était hâtée de faire célébrer mariage de sa fille mineure l'aînce, au sieur St Nicolus Fayolles,écrivain ordinair et garde des magasins du Roi à Montréal.
Nous nous sommes demandé privé par Péan était bien
e de la marine
si cette vente sous sei1gréelle, ou fictive, basée comme elle l'était sur un simple écrit dit de bonne foi, qui n'avait alors er loi aucune valeur pour transférer un bien-fond, et sur un reçu de 80.000 livres comptant, sans autre quittance authentique pour une somme aussi trois fois ce chittre aujourd'hui,
De plus la tradition et Possession étaient remises au départ de Mme Péan pour la France.
Mais d'après la ratiti transmission par Ja veu
éleve, représentant
tion de cette vente et la location et ve Arnoux de la propriété tit par la suite, et les Précautions prise me aussi les rapports visibles d'amiti:
qu'elleen S par clle alors comet de contiance m'i-
tuelle entre Péan et Arnoux, nos doute disparus ; et nous disons qu'Arnoux taire absolu et de bonne foi à l'égard
s et soupçons ont était devenu propriéde Péan et de tous
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Sie tés
ET . De tutres, Vu qu'il allait légaliser son titre en bonne forme ; et que de ce moment l'achat fut connu ; Cur alors, comme à présent, dans une petite ville comme Qu'bee, la vente
et achat d'une maison biportante
Volait de bonche en bou che de manière à pouvoir dire gnéralement Le meison Arhou£ en en parlant,
Arrivons maintenant à la relation attribuée et avec rai. son au chevalier Johnstone qui l'a mentionné comme telle dans le récit qu'il fait de la mort de Montcalm. Nous considéruns Johnstone comme un témoin compétent et digne de foi. Il servait dans l'armée depuis quelque temps et comme lieutenant des troupes de la marine, il était au siège de Louisbo:.rg. Il aimait et admirait Montcalm. L'uyant perdu, il passa aide-de-camp de Lévis. Il avait Pris purt à ln bataille des Plaines, jusqu'à la tin de la journée ; il en parle comme témoin qui a vu, entendu, agi. Nous ne voyons Pas en quoi et comment il est ou peut être contredit sur les derniers moments et la mort de Montcalm tel qu'il les rapporte,
Ecossais et jacobin émigré, Johnstone, comme on est naturellement porté à le croire par le milieu où il s'était trouvé, c'est-à-dire en France pendant plus de dix ans, devait poss, der les deux langues. 11 est certain que la langue frangaise lui était familière : elle détint sur sa relation. ‘ The ‘ampaign in Canada from the death of Montcalm..." I] nous semble, à ja simple lecture, que la tournure de phrase et le choix d'expressions annoncent une rédaction primitive en français. Cette première impression s'accentue par des variantes dans les deux textes anglais des manuscrits qui Ont été imprimés, lesquels tout en conservant le sens propre ont chacun, par endroits, une nuance ce style soit plus nette où plus élégante, Nous voulons indiquer la publication faite par La Société Littéraire et Historique de Que-
bee,” dans ses Transactions,
et l'untre édite depuis,
en ISS5, sous les auspices de ln Légixiuture de Qué. bec, dans la Collection de Manuscrits, ete, relatifs à ta Nouvelle. France. vol, IV, p, 231.
[Il est fort possible que Johnstone. Plutôt guerrier qu'écrivain, ait vu pour collaborateur quelqu'otficier français en service actif comme lui, qui pour cacher s n hom et he nuire à son Avancement se
dépister les envi
puis serait entendu avec lui UX en écrivant dans une |
Montcalm indique dans son près de lui, secret, sur täire un rapport véri
pour angue étrangére, Journal un
Personnage nu.
lequel il compte
pour écrire (1) et lique de ce qu'ils ont pu observer en.
semble, Serait.ce Je méme narrateur que celui des Mémosres sur les affaires du Canada,
qui a voulu rester anonyme , La discré
tion des noms sur cert en France devant la toute des intrigues, Jalousie exclusiveme
ais sujets, Simposait alors Puissance Monarchique et en v set rivalités de la Cour, nt toutes [cs faveurs et ment les disgrâces.
Quoiqu'il en soit de la rédac Johnstone,
ue d'où partait d'où tombaient fatule-
tion primitive du chevalier nous avons en lui un homme du mitier, plein de courage et d'une indépendance d'esprit peu commune sous le régime du jour ; un observateur sagace et judicieux. Si SC laisse quelque fois entraîner à des dissertations philoso.- Phiques, ces hors d œæuvr
"es NC SONL pas [us bulle impression de
sans laisser une ses sentiments élevés,
On y admire Ja hauteur d'un cœur bien né ct sympathique
au mulheur et à l'intortune,
Prenons, sans plus tarder, Je te
Xte angluis des de Huscrits, sur le ]
oint qui nous int que de quelques mots. Nous le fe l'auçaise la plus exacte —…—
Ux mause et qui ne ditfèrent rons suivre de Ja version
qu'il nous est possible de donner
() J'en ai unfin qui l'écrit —
“ Journat de Montca'm,"
éséteih het dis Hitidith, sédauts
UT DEEE ETERRTES
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Bérard soit sf