LE ETNTIN CT ATEN TENTE
Mi hélas cé
The Marquis de Montcalm, endeavoring to rally the troops in thoir most disorderty fighe, was wWounded in the lower part of the b y. He was transported immediately to Quebec and lodged in the house of My A roux, the King's Surgeon, who Was absent with Monsieur de Bourla- Marque ; but his brother. the Joung Arnoux having visited the wWound declared it mortul This truly gront and Worthy hero heard Arnoux (having visited ) Pronounce his sentence of death with a stoie and un lannted soul ; his mind culin and serenc ; his countenance soft and pleasing ; and with a look of his indifférence to live or to die,
* He prayed Arnoux to be kind and outspoken with him as to tell him ingenuously how many hours he thought he might vet live ? Arnoux ansWoring him, that he might hold out until abont three in the morning. Ile pussed that small remainder of life in Convering with à few ofticers about him upon inditterent subjects with great coolness and presence of mind, and ending his days near the hour that Arnoux had (had) foretoli him, His last words were LS : “ die content, since [leave the af: < of the king, my dear master, in good hands, 1 alwass had à very great consideration for the talent and cupacity of Monsieur de 7 à NE
“When [was informed of Monsieur de Montcalm's misfortune, F sent him immediately his servant Joseph, (1) bogging him to acquaint me if [could be of any service to him, and in that case 1 would be with him ut Quebec immediately. Joseph came back in that moment to the
hornwork and grieved me to the inmost of my soui by ——
(1) Joseph Barbeau, décéié à Ste-Thérèse, Azé de S8 ans, lo mois et 1S$ jours, avait été domestique et palefrenier de Montcain pendant trois ans, [i accom- Pak na son maire avec ses chevaux sur le champ de bataille des Plaines, “ Cf. Gazette de Québec, 2 oct, 1828."
Monsieur de Montenim's answer, That it was nee less to come to him, as he hu only à few hours to live advised me to keep with Monsieur Poularies until tho arrival of Monsieur de Lévis nt the army..." Thus perished à great run, generally unknowen and unre by his country men, n man who could have idol and ornu ment of any other country in
* Le marquis de Montcalm en setlorgant de rallior se» troupes dans leur fuite, lu plus désordonnée, fut biexaé nu bus ventre, 11 fut immediatement transporté à Quebec et logé dans la muison de M Arnoux, chirurgien du Roy, qui était absent auprès de monsieur de son frère le jeune Arnoux déclura mortelle.
‘aünd he
grut tu) become the Eu rope."
Bourlamuque, (1) muis » Uprès avoir visité Ju blessure, la
“Ce héros vraiment grund e
t digne, écouta Arnoux prononcer sa sentence de mort
» Après cet examen, avec une âme stoïque et intrépide ; un esprit calme et serein ; Une expression douce et souriante et montrant son air d'inditférence soit de vivre ou de mourir,
“ [l pria Arnoux d'être assez bon et ouv lui dire franchement combien rester d'heures encore à viv re.
ert avec lui pour il pensait qu'il Pouvait lui
Arnoux lui ayant réponiu qu'il pourrait aller jusque vers les trois heures du (2) il passa ce court espace de vie qui lui restait ser avec quelques officiers autour de férents, avec grand sang-froid et ple termina ses jours vers l'heure Ses derniers mots furent :
laisse les affaires du Roy,
matin, , à COnVerlui sur des sujets indif.
ine présence d'esprit. et qu'Arnoux lui avait prédite, “ Je meurs content, puisque je mon cher maître, entre bonnes
(1) Alors malade À ‘'Isle-aux- Noix, oct. 1750.
6) Tant mieux dit-il, je ne verrai pas les Anglais dans Qu
"Cf. sa lettre à Lévis du 13 sept. et du 7
ébec.
DOTE ON LEPPTE TEEN
Ft
Mains, J'ai toujours eu la Plus haute estime pour le talent ot la capacité de M. de L vis”
ss Lorsque Je fus informé du malheur urrivé à M. de Monteulm, ju tui CRVOYFul aussité: son domestique Joseph, pour le prier de me faire savoir. si Je pouvais lui être de quelque service, et que dans ce cas, je me rendruis itnimedin lement auprés de lui à Québec, Joseph revint dans le même Moment à louvrage-à-cornes, et m'atligea jusqu'au fond du cœur, pur ju réponse de M. de Montcalm : * Qu'il etait inutile d'aller le voir, vu Qu'il n'avait plus que peu d'heures à vivre." Et il me conscilla de rester avec monsieur Pouln ries jusqu'à l'arrivée de monsieur de Lévis à l'armée."
* Ainsi périt ce grand homme, généralement méconnu et Pas TESrOLLÉ pur ses concitoyens, un homme qui aurait pu devenir l'idole et l'ornement de “importe quel autre pays d'Europe."
Jobhnstone ajoute en note qu'il tient d'Arnoux lui-même sa version des derniers moments de Montcalm.
Nous nous en Fapportons non seulement à ce récit commo Véridique, mais nous Voyons le lieu où Montcalm fut blessé, le caractère et l'endruit de sa blessure, de plus sa rentrée en ville, confirmée officiellement par Rigot,
# C'est duns cette retraite que M. de Montcalm reçut une balle dans les reins comme il était prêt d'entrer en ville par lu porte Suint-Louis, Lettre de Biyot, à Montréal, 25 oct, 1559, au ministre.
En suivant la ruc en descendant de la porte Saint-Louis, à trois cents verges à droite, se trouvait en chemin la mai. son d'Arnoux, de beaucoup la meilleure et la plus à lu main Pour recevoirle général déjà affaibli et soutenu pour le maintenir en selle par deux grenadiers, :
Îi Hnporte pou que madame l'énn r ti encore où duns lo Moinont cet to derneu ru
Peu probable si Higot jui chez elle, comme le
sut, (1) ox etipus
, Car puit suimbloruit VAL fait construire uhe Chsotnate Fapporte Montenlm durs Page G42, Le revers du Montenrmet
Mais Bétno si olle vût ct
Mt} Journal, SO Dretuil à cet ubri S chez ollu madame P un, € Mt être autrement que port
LUTTE on l'a vu, n'aurait l € à rucucillir
AVEC Ch present tn ani Contnun dont le
rait à tous la plus tendre pitié Le blesse fut donc porte, Pansé, ot, hjoute Jolinstone. logé dans la maison d'Arnoux, le: hivurgion du fRoi Après son urrêt de Mort si cluim bref délai, il no restait | avant tout ot nu plustôt
hour His
‘Hhopit Pronenc: ot us à Monteulim qu
4 nf 4 ur pr parer à mourir en bon chrétien, (2) Il fut üssisté à ce Moment supréme pur l'évêque de Qué bec, at on dit, et le eur Récher, qui présidu à | inbumation, ulleste qu'il mourut run: des sacrements qu'il eaucoup de picté et de reliyion,
rait l'assistance du curé,
a ré Çus are Cette attestation indique suivant nous, uvant sn mort,
uu lieu de celle de l'évêque.
Dans ces circonstances il n'est guère probable et même croyable qu'on uit SON à transporter le no: it uilluuss,
——— (4) Péan était absent : à] était parti, comme on *
"La Valeur ”, Capitaine Jacques € anon, à la fin J'
qu'il fut revenu depuis, On ne le trouve À l'armés ni je 13 septembre, ni le »$
avril 1760 ; mais À cette dernière date il devait déjà être renfermé provisio
ment À la Bastille De plus on Constate qu'en juin
courtoisie, fit parvenir une lettre de son ami à Mme
(a) On sait qu'il voulut COtisacrer ses derniers Moments exclusivement À trouver Krâce devant le Juge Suprême, Il réondit à M. de Ramezay : *: Je n'ai plus d'or. dre ni d'avis à donner “ur terre, Mon temps est Court, J'ai des affaires bien plus
one! du Royal Roussillon : “ Quant à Dieu et me Préparer
dit, par la frégate du Roy HOût 1258, et on ne voit pas
nnele- 1759, le général Amherst, par Péin, dans Québec,
importantes À régler” Et A p ular'es, © moi je vais passer la nuit avec
à la mort,”
Hoi vét
CINETTIENSSS
Le transport sur une civière n aurait fait qu'augmenter ses sou francos ot hâter sa tin, maris but possible de pouvoir lui apporter le moindre soulugement, Pourquoi d'ailleurs trunsporter un homme tini ätiquel on est sur le point d'ndministrer les durnicre sacrement pour le lnissor mourir en puix,
[n'y avait qu'un autre endroit en ville où Montcalm au rait pu demunder de lui: même à se rotirer, c'est-à-dire à sa maison sur les Remparts. Mais elle était formée ; toute sa domesticité était passée au Camp avec lui, pour lors près du Sault Montmorency, où il avait transporté ses quartiers depuis le 10 noût et il n'y auruit eu dans cette maison per sonne pour le recevoir et en prendre soin, Suivant Marcel, son secrétaire, il ne serait rien resté dans cette demeure, (1)
Le même jour il écrit au chevalier de Lévis :
# Mon Général, (Les ituliques sont de nous.)
“ C'est avec un cœur pénétré de la plus vive douleur que j'ai l'honneur de vous donner avis de lu perte que nous venons de faire de M. le marquis de Montcalm, ce matin à cinq heures. Je ne l'ai pas quitté un moment jusqu'à sa mort, et Je crois que c'étuit ce que je pouvais fusie de mieux, surtout äprés en avoir eu la permission de lui...
“y a à Montréal soit chez M. de Montcalm ou au séminaire, une caisse de pupiers de conséquence, L'intention de M. de Montcalm, est qu'elle vous soit remise, ainsi que les autres papiers lui appartenant, Je crois, Inais je n'en suis pas sûr,
(1) On y aurait mis les seu és, s'il fut resté 14 quelques biens, Daiue, lieute nant-général de la Prévosté, avait obtenu l'assentiment de Murrav de rester à Québec pour veiller aux intérêts civils de ses CHnpatriotes,
C£. l'échange de lettres entre Lévis et Vaudreuil au sujet de ses Papiers et de lapposition des scellés sur les Papiers et effets de Montcalm.
que Mme dela Naudière où Mme de Beaubassin en ont aussi ot d'autres effets à lui. Joseph, qui a suivi, je pense, les troupes avec les bagages qu'il avait ordre de conduire ici, u le portefeuille plein de papiers.
* J'écris à Mr. le Chevalier de Montreuil de v
ous Îe< fuire parvenir,”
Comme on le voit il n'est pas plus question de | des Remparts que si elle n'existait pus, quand il s'agit de ramasser tous les effets de Montcalm. De plus, Marcel n'ayant pas quitté le chevet du mourant depuis qu'il fut déposé dans la maison d'Arnoux, contirme par ce fait, l'exactitude de la version de Johnstone.
ùu maison
Quant au château Saint-Louis il y avait
une raison qui, seule, aurait déterminé un homme delutr
empe de Montcalm à n'y pasaller. Ses démélés avec Vaudreuil et la conduite si extraordinaire de celui-ci le matin de la bataille, y mettaient un obstacle insurmontable, En outre le château était inhabité. Exposé, comme il était. immédiatement en face des batteries du siège, il était criblé de boulets et d'obus et devenu inhabitable, sans compter le danger imminent d'y aller demeurer. Le château resta longtemps en cet ctan [n'y avait nas lieu, pour les Anglais, de le restaurer avant la cession du pays en 1763 Cependant ils ÿ établirent
quel que temps après leur entrée des bureaux
publics dans la partie la moins endommagée ; et ce ne fut qu'à l'automne de 1764, qu'ayant été réparé, le gouverneur Murray put aller l’occuper. (1)
Nous croyons donc que Montcalm a expiré puisiblement à 5 heures du matin le 14 septembre 17
ee me |
59, dans la maison
(1) Les plans du château par le capitaine Mann, au tracé de 1767 et élévation et section de 1768, peuvent être consultés Dour la reconstruction.
riens héhbetrifane hautes iaioan ancre buis Eh EE
M ARE Lies La di 27 disais tem atdu Lioe à M inadié tt rh birl ad MÉtét eds ta
d'Arnoux, rue Saint: Louis, d'où ona tr
ansporté son corps lo même sois jonr
étre enterré dans la chapelle des Ursulines qui se ‘rouvuit aupros
I nent” pus dans notr. cendre d'ajouter d'autres détails. Pourtant si intéressants, sur la mort héroique du mar. auis de Montcalm, ainsi allons
retrouver le chirurgien Arnoux,
Il était revenu à Québec le 11 Janvier 1759, où il est parrain avec Marie-Joseph Cournciller de Bellefeuille, de l'enfant Murie-Anne Guyon ; puison le suit reparti en campagne et rendu à l'isle aux-Noix.en sept. 1759 avec de Bourlamaque. Ensuite on le voit à Montréal. après la capitulation de Québec, pour y prendre ses quartiers d'hiver, Le 29 décembre 1759, Lévis écrit au &ouverneur Murray pour lui annoncer que le sieur Arnoux. chirurgien-major de l'armée, doit se rendre à Québec pour visiter les officiers et soldats des troupes (françaises) blessés, 4 J'ai l'honneur, dit.il, de vous le recommander.” (Lettres du chevalier de Lécis, 29 déc. 1759, p. 275). :
Le 4 mai 1760 : “ Recommandez bien de ma part à Arnoux et à tous les chirurgiens de porter toutes leurs attentions au pansement tant des officiers que soldats.” {74, p. 301.)
Depuis cette dute on perd Arnoux de vue jusqu'à ce que l'on découvre le fait de sa mort établi le 8 septembre 1760 par la tutelle de ses enfants mineurs. L'extrait mortuaire qui la constate, au: nous n'avons pu encore nous procurer en ce pays, existe dans le greffe de feu Mtre Le Noir, conseiller du Roi, notaire au Châtelet de Paris, qui en a expédié une copie à Québec, collationnée Par lui et légalisée, ac-
SoMPagnant une procuration du 15 juillet 1763 ; mais cette
Copie, autrefois déposée dans le greffe du notaire Saillant & été perdue depuis, (1)
Nous en attendons de Paris une autre qui établira l'en. droit et la date du décès d'Arnoux.
Nous devons remarquer ici que malgré les recherches les plus minutieuses dans les archives de l'Hôpital-Général et dans celles de l'Hôtel. Dieu.on ne trouve aucune mention du nom d'Arnoux. Cependant il a dû, en conformité aux ordres de Lévis, aller visiter et soigner les blessés français à l'Hôpital-Général, dès son arrivee à Québec, en janvier 1760 et jusqu'au mois de mai suivant,
Qu'est devenue la maison d'Arnoux après sa mort et le départ le sa veuve pour la France ?
Le général Murray s'en empara pour s'y loger lui-même aussitôt qu'il put s'installer dans la ville conquise, C'était une du très petit nombre de maisons sauvées des incendies causées par les pots-à-feu et une de celles qui avaient le moins souffert du bombardement, étant abritée en quelque sorte derrière le Montcarme!
Peu après Murray, laissé Pour gouverneur à Québec, et dont la probité, l'aménité et la bienveiliance envers les Canadiens ne sauraient être trop apprécices, (2) s'entendit
(1) Jusqu'à présent nous n'avons pu que constater que les pièces citées concernant la succession d'André Arnoux existent encore et sc tronvent 4 Paris aux Archives Nationales, ayant échappé à l'incendie de la Commune en 1871, Elles sont sous la garde de Mtre Pérard, notaire, 66, rue des Petits-Champs. Il se refuse À laisser faire les recherches dans ses répertoires À moins que la famille ne lui donne un tabieau de sa parenté avec André Arnoux. Or il n'existe pa ® en Canada de membres connus de cette famille. Nous espérons cependant surmonter cette difficulté,
(2) Ilavait pris la peine de faire évaluer par experts choisis entre les prins cipaux marchands les loyers de toutes les maisons disponibles et habitables de la ville, “ Cf, sa lettre du 14 sept, 1264 À Lord Haïifax.
FÉTÉRETEAREEATEES
Hi brie idiaseseé
avec Joseph Arnoux, comme procureur de sa belle-sæur, pour prendre à loyer comme résidence officielle, tout ce en quoi consistait le bel Hôtel Péan, cour, jardin et dépendances, moyennant un loyer annuel de 60 louis sterling, et en ucquittunt en aus la rente foncière due à l'Hôtel-Dieu, Il l'habita jusqu'à l'automne de 1764.
Dans l'intervalle il avait fait réparer le château Saint- Louis et y transporla alors sa résidence comme gouverneur, après avoir remis l'Hôtel Péan à la veuve Arneux. Joseph Arnoux, qui là représentait,mit alors comme tel la propriété en vente suivant annonce dans la Gazctte de Québec du ler novembre 1764, disant que la maison qu'avait habitée Son Excellence le (rouverneur, dans la rue Saint-Louis, en la haute-vilie, était offerte en vente “ consistant en un corps de logis à rez-de-chaussée, composée d’une salle, quatre chambres, deux cabinets, une cuisine, un grenier avec ditrérents appartements logeables, un second grenier sans appartement, avec voûte d’un bout à l'autre, glaces, trumeaux et les tableaux placés au dessus des portes ; cour hangar, écuries, remises, pigeonnier, glacière, citerne et jardin ;
“ Le terrain sur le front 102 pieds, et 135 pieds sur le derrière, sur 421 pieds de profondeur, entouré d'une bonne muraille de pierre.”
On voit par là que cette belle résidence s'était conservée intacte à l'intérieur malgré deux mois de terrible bombardement. Elle consistait en un étage au-dessus du rez-dechaussée, ce qui la mettrait à deux étages telle que décrite lors de la vente à Barbel. Elle est dite ailleurs à un étage bâtie en pierre avec perron en pierre, mais elle en avait certainement deux complets en 1811, après sa reconstruction par M. Monk.
Cette annonce n'empêcha pas Arnoux de la louer dans
l'intervalle, au profit de sa belle Thomas Mills, qui en prit } tit en même temps son habitation personnelle, S'y trouvant bien il en fit l'acquisition en son nom par son procureur Thomas Dunn, le 29 mars 1566, de la veuve son fondé de pouvoir spécial Joseph Arnoux, suivant pro- Curation passée devant Mires le Pot D'auteuil et Le Noir, notaires au Châtelet de Paris, en date du 15 juillet 1763, transmise et déposée en l'étude de Mtre Suillant, noture, Québec, devant lequel cette vente fut consentie,
En effet. et c'est ce qui est im
sœur au receveur gén.ral ossession en Cette qualité et en
Arnoux, pur
portant pour nous, comme preuve finale et complète,cet acte énonce que Ja dite dame veuve Arnoux tant en son nom à cause de la communauté de biens qui a été entre elle et le défunt André Arnoux son mari, que comme tutrice élue Par avis et assemblée de parents, par acte émané de la Juridiction Royale de Montréal le cinq septembre mil-sept-cent-soixante, aux nomr deleine Arnoux, Adélaïde Arnoux, Marie. Anne Arnoux, François Louis A rnoux, François Arnoux et Pierre Arnoux, enfants mineurs issus du mariage d'entre le dit feu sieur André Arnoux, et la dite Suzanne Levret, sa veuve, héritiers chacun pour un sixième de leur père, desquels le dit Joseph Arnoux est su brogé-tuteur, vend, etc., etc. De plus la minute de Ja Procuration ci-dessus est dite “ restée entre les mains du dit Mtre Le Noir, notaire, dont copie dûment légalisce a été collationnée par les dits Saillant et collèwue, notaires,avec l'extrait Mmortuaire, acte de tutelle et certificat à la suite des uns des autres qui sont demeurés annexés au dit acte de vente pour y avoir recours en ças de besoin.” Ces documents ne se trouvent plus annexés à l'acte
et sont adhirés mais leur existence est ainsi prouvée authentiquement,
nés Mag-
[ est à noter que les mêmes rentes ci-devant mentionnées
NU
payables à l'Hôtel. Dieu furent mises à lu charge de l'acquéreur Mills, Le prix fut fixé à 18.000 livres de France, plus 400 livres en argent tournois pur forme d'épingles ou de chapeau pour la veuve, Ce dernier détail contirme la réalité de la vente.
Pour tout terminer en ce qui concernait la location antérieure de la maison faite au gouverneur Murray et contirmée par arrêté de son Conseil, Thomas Dunn paya de ses
propres deniers S40 livres de France pour 7 mois de loyer échus et en prit pour se refaire, une quittance subrogatoire devant le même notaire Saillant, le 15 avril 1766. Depuis lors on ne découvre rien pour suivre la famille des Arnoux
on Canada, laquelle a dà toute retourner en France.
Leur muison, rue Saint-Louis, passa (1778) des mains de Mills en celles de John Coftin ; de celui-ci à William Grant qui en fit l'acquisition en 1782 et qui la vendit en 1733 à M. Monk, avocat-général. C'est pendant la jouissance de ce dernier que la maison fut incendiée le 6 septembre 1796 par le feu qui prit dans l'écurie voisine de M. Dunn à l'ouest, et alla le communiquer à l'église des Récollets qui fut détruite de fond en comble,
L'avocat général Monk reconstruisit à deux étuges ou réparu sa demeure, puis lx vendit conjointement avec son épouse au juge en chef Elmaley, par contrat pussé devant Mtre Tétu, notaire, lu 3 janvier 1803.
Quelques années après le gouvernement militaire ayant besoin d'un grand terrain en ville pour y construire des casernes pour les officiers et un hôpital militaire, jeta les yeux sur la propriété appartenant alors à Mde veuve Elmsley, comme légataire de feu son mari, et il en fit l'acquisition par acte devant Mtre Planté, notaire, en date du 5 avril
sd
[1 y fut stipulé, entre autres choses, que la vente était faite à la charge, entre autres, de puyo. chaque année, ler octobre,la rente foncière de 20 livres tournois anx Religieu ses de l'Hôtel- Dieu de Québec, suivant le contrat par elle consenti à Jean-Baptiste Morin, sieur de Rochebelle, devant Rageot, notaire royal, en date du 9 octobre 1670. C'est le même titre de concession que nous avons cité en premier lieu.
Le prix d'achat fut arrêté à 4.000 louis sterling, Les autorités militaires firent alors commencer les casernes de la rue Saint-Louis sous la direction de feu M. James Thom. son, le même déj: mentionné et dont le nom est historique à Québec ; et dans la construction il eut la bonne idée de conserver les voûtes de l'Hôtel Péan comme on peut les voir aujourd'hui (1) à l'encoiguure est sur la rue Saint-Louis et la rue du Corps de Garde. Lorsqu'il fallut percer le mur il Y a peu d'années pour introduire l'eau de ‘aquedue et je gaz, il résistait au pic par sa solidité et dûreté, On peut remarquer äussi que le perron en pierre et l'entrée d'autre-
fois ont conservé la même Position au centre de l'ancienne maison.
Les putorités militaires jugèrent à propos en 1821 d'amortir la rente due à l'Hôtel. Dieu par le paiement du principal.
En terminant nous offrons nos respectueux hommages et remerciements aux Révérendes Dames Religieuses de l'H5tel-Dieu du Précicux Sang, et particulièrement à madame Révérende Mère St-André, dépositaire des archives de ja Communauté qu'elle tient avee un ordre si intelligent,
as
(1) Nous les avons visitées en compagnie de Sir James LeMoine le 6 octobre dernier (1902). Elles sont Parfaitement conservées ettrès furtes.
mn ET
de leur obligeance à nous communiquer les pièces, notes et renseignements indisnensables qui nous ont mis à même de conduire à fin cette étude,
Remarque. Nous n'avons Pu trouver aucune preuve pour établir que la photog uphie de la vieilie maison prise par M. s» rederick-C, Wurtele en 1897 avant sa démolition pour faire place à la résidence actuelle et bureau de M. P, Campbell, numéro 45, rue Saint-Louis, eût ét habitée ou possédée pur un Arnoux en 1759, comme on l'a affirmé,
M. de Tilly, consciller au Conseil Souverain,était propriétaire de ce lot en 1688 et de lui doit dériver le titre jusqu'à 1759. Alorset après cette date la famille Dubourg dit
Picard et ses descendants apparaissent Comme proprié-
tuires. L'ancêtre est Pierre Dubourg dit Picard dont le NOM apparait au recensement paroissial de 1715 et à celui de 1744-45, Il est le même dont descendaient [fenri Dubourg, qui épousa Geneviève Guay ou Gastonguay, ainsi que Marguerite Dubourg, épouse de Jean-Frs, Duval aïeule de feu le juge en chef Duval, lequel devint avec le juge Polette, de Trois Rivières, les légataires de cette aïvule, Elle leur légua tout le terrain à partir de la maison actuelle du juge Caron à sller et Y compris le terrain de M. P. Campbell, voisin du côté est de la propriété de l'autre feu juge et ensuite lieutenant-gouverneur Caron. (1)
Et rien n'indique jusqu'à présent, que le nom d'Arnoux ou de Montcalm, puisse se rattacher d'une ‘aanière quelconque à cette vieille maison qui se trouvait sur le lot que M. Campbell tient des héritiers Duval. La manière dont le chevalier Johnstone a formulé le Passage qui Va à préciser
() Cf. le plan dela ville de Québec, À l'Ilô:el de-ville, fait par Mire J.B Larue, l’arpenteur d'office, en 1824, indiquant le tout sous le nom d’héritiers Duval, —et le cadastre officiel de la cité. quartier Saint- Louis, qui le met sous ces mêmes nom: lors de sa mise en force en 1872.
ee
l'absence d'Arnoux et qui est continué on énoncant que, malgré cette absence, Montcalm fut déposs et logé dans ln maison d'Arnoux, et en identifiant celui-ci commo étant bien le chirurgien du Roi, nous Paruit exclure toute idée d'un transport chez son frère, même en supposant que ce dernier aurait habité lu ruv Saint-Louis et la maison photo. ‘’raphiée comme telle et ruproduite à cette fin dans l'ou ‘rage r'cent de M. Doughty, ouvrage d'ailleurs éminem. ment instructif.
Après ces donnévs qui nous paraissent certaines, nous nous demandons en quelle autre maison d'A FnOUX, auprès,
un aurait pu trouver à Panser et loger Montcalm
Cependant nous serions obligés à celui «
jui nous fournirait d'autres renseignements, plus rrécis encore, qui iraient à établir au- , l
trement, mais avec certitude, au moyen d'une preuve au. thentique, ou d'écrits dignes de foi, Parfaitement satisfaisants, Un point historique intéressant, d'meurs jusqu'à présent indéterminé.
Mais nous devons réclamer contre ce un guide courant de la cité de Québec.
Chambers’ Quebec G uide, p. 59 :
“ Passing by Campbell's livery stable, in the oftice of which Montcalm expired in 1759, when it was Dr Arnoux surgery, We come on the same side of the street, to the old fashioned stone edifice, now bearing the number 59, which Was presented 150 years ago by the French Intendunt Bigot to the beautiful Angelique de Meloises, Madame Péan, as a new years gift... her hushand having been sent aWay to a distant post, where every opportunity was afforded him of making a fortune."
que nous lisons dans
De toutes ces diverses assertions, qui semblent puis os
dans le roman de Kirby “ The Golden Dog ”, nous n'en
Voyons pas une seule qui puisse être affirmée authontiquemont.
Ainsi allons donc chercher ailleurs quelque chose de mieux pour ln bonne bouche,
Feu notre bon, spirituel et aimable ami Auguste Soulard, trop tôt enlevé à une brillante carrière au barrouu et dans les lettres, vu 0: + fournir une élégie qu'il a composée spécialement e:: souvenir de la mort de Montcalm. Elle est d'une simplicité charmante, d'une vérité de sentiments déli- Cats qui vont au cœur, Elle est aussi pleine d'élégançe dun la forme, Nous profitons de l'ä-propos pour lu tirer de l'oubli et en fuire goûter lu saveur :