‹ La Maison de danses: Pièce en 4 actes et 5 tablChapitre 16 sur 49 · Scène première · texte numérisé non relu

Scène première

HAMON, -ESTREU-A, TOMASA

Au lever du rideau, Ramon contemple d'un eril utiifait U Mitt qui eit décorée d'éloffei. de fleur», d'tfficbei. etc. H relivï une drïperie, diipoK un ornement... Il va à la porte du fond et appelle.

Rauon, appelant. — Mamal Eetrelia!

TOMASA, de l'eiliti^ur. — QUOÎT

Ramo^. — ; Viens voir la salle !

ESTRELLS, entrant. — Oh! que c'est jolil

Ruiov. — N'est-06 pas T La maison s'est faite belle pour tes â^bnts. Tu es conteDtel .

ESTRELLA, l'emtraBsant, — Merci! ^

HaUON, la serrant contre so*. cceur. -^ Ma petite!

ToitASA, arrivani. — Eh bienî Qùol! On s'embrasse î

EsTRELLA, embarraisji. — Je remerciais le maîlre... .Cest si beau ! ,

Tomasa; (Tognani. — Trop beau! Trop beau! Pourquoi ces dépenses? Inutile! Inutile! .

Rauon. — Mais, marna, tu ne trouves pas qu'Estrella mérite

Tomasa. — Elle est une vraie ballerine, je m'en vante! Elle peut danser n'importe où: on l'applaudira! Enfin, c'est ton idée! Tu ne m'as pas consnltée! Je ne suis plus rien dans cetle maison.

Rauon. — Oh I mama ! Parce que j'ai voulu moimême préparer cetle salle pour ce soir, et t'en faire la surprise...

EsTBELiiA. — N'est-ce pas gentilf

Tomasa. — Oui! Oui! C'est un brave garjon! H est bon; il, est même un peu faible.

Rauok. — MoiT

Tomasa. — Il tient de son père.

EsTBELLA. — Ifais vous êtes bonoe attssL ■ Tomasa. — Aujourd'hui, tu souris à l'univets. Tu as mêmeiembrassé Ramon !

EsTBELLA. — C'est vtaî, je suis heureuse! Je devrais avoir peur. Eh bien, non, pas du tout ! Je sens que tout ira bien.

ToiiiSA. — Comme moi, quand j'ai débuté à t'Alcazar de Séville, dans une salle noire. Ah! il n'y avait pas d'étoffes nouvelles! On n'avait pas annoncé q^ue je danserais. Mais, dès que le public m'aperçut..., il m'acclama!

' EsTHELLA. — Ce doit être bon les premiers applau-

. Tomasa. — Je les entends encore. Et les cris des spectateurs! « Elle est gentille, la petite! As-tu vn ses yeux, Antoniot » Et la danse est facile, facile... On vole, ma petite '. Et chacun de mes mouvements frôlait tout le public. Ah! tu verras! tu verras! On n'oublie pas ça!

L'ILLUSTRATION THEATRALE

ESTRELLA, lui prenant les mains. — Ah ! tOut Ce que je

VOUS dois, senora...

ToMASA. — Ça, tu l'oublieras !

Ramon. — Oh! marna!

ToMASA. — C'est très bien ! C'est très bien, ici! Je ne reconnais plus ma vieille salle...

Ramon. — Heinî

ToMASA. — Je l'aimais bien. Tu as aussi des chaises et des tables nouvelles T C'est très bien! C'est très bien ! .

Ramon. — On n'a pas encore livré tout le mobilier. Mais cet après-midi...

ToMASA. — Oui! oui! C'est très bien! II faut espérer que le public ne trouvera pas cela trop propre.

EsTRELLA. — Ah ! ah !

Ramon. — Ça se salira vite. Rassure-toi.

ToMASA. — Ça a dû te coûter cher?

Ramon. — Bah! Il faut que l'argent roule!...

EsTRELLA. — Et nous ferons de grosses recettes!

Tomasa. — Je l'espère.

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