‹ La Maison de danses: Pièce en 4 actes et 5 tablChapitre 21 sur 49 · Scène VI · texte numérisé non relu

Scène VI

ESTRELLA, PEPILLO Estrella. — Pepillo?

Pepillo, qui allait sortir. — Quoi?

Estrella. — Reste avec moi.

Pepillo. — Mais... Dolorès... r

Estrella. — Elle est avec Tomasa.» Tu la reverras tout à l'heure. Tu la reconduiras jusqu'à son hôtel.

Pepillo. — Eh bien?

Estrella. — Pepillo! (Pepillo s'approche d'elle.) Vie

de ma vie! Ma petite fortune... (Pepillo, inquiet, regarde autour de lui.) Tu i.S peur? '

Pepillo. — Non, mais on peut nous surprendre. Il me semble toujoure que Ramon va brusquement entrer...

Estrella. — Puisqu'il n'a aucun droit sur moi!

Pepillo. ^— Oh ! tu dis ça !...

Estrella. — Jamais il n'a rien eu, rien.

Pepillo. — Tu crois que je suis im enfant.

Estrella. — Ah! si! Tout à l'hqure, je l'ai embrassé, parce qu'il avait fait la salle si belle!...

Pepillo. — Tu vois!

Estrella. — Oh! Je l'ai embrassé sur la joue. L'idée de sentir sur mes lèvres sa bouche... Pouah î

Pepillo. — Tu es dégoûtée?

Estrella. — (7'est naturel. Je t'adore!

Pepillo. — Si tu m'aimes, pourquoi ne pas habiter avec moi? Pourquoi sommes-nous obligés de noiuï cacher? Tu n'es pas venue chez moi depuis quatre jours !

Estrella. — Je n'ai pu m'éohapper. Ils me tiennent; mais seulement jiusqu'à l'heure de mes débuts, jusqu'à ce soir.

Pepillo. — Alors?

Estrella. — Alors, je ne passerai pas cette nui. dans la maison...

Pkpillo. — Nont

ESTBEI>LA.* — Je l'ai dit à Totnasa : elle m'&pproavel

Pepillo. — Kamon en deriendra enragé.

EsTSELiiA. — Tu «B heureux, mon amant f

Pepiuc, — Maîtresse de mon âme ! Je venx qne notre chambre soit toute fleurie! Quelle joie de [D'éveiller, le matin, près de toi, de vivre ensanblet

EsTKELLA, — Mais, nous ne vivrons pas ensemble, mon chéri. Je serai chez moi, 'et tu seras chez toi.

pEPHiO. — Commentt

EsTBELLA. — Je ne venx pas troubler ton ezistenoe.

Pepillo. — Tu l'embelliras.

EsTBELLA. — Mais) comprend»-moî bien, je ne veux pas l'embellir. Ta me plais pltis que tous les hommea- Mais je veux ât^e libreJ

Pepillo. — iTu seras librol '

Ebtbella. — Non, mon cher Pepillo I Je ne -me donnerai pas sottement tin maître.

Pepillo. — Je ne sais pas ce qne tu imagines...

EsTRELL^. -^Pepillo, je te connais bien. D'autres ont déjà été tes" petites esclaves. Je ne prendrai pas soin de ton ménage. Je ne t'offrirai que mes'baiserE.

Pepillo. — Je n'espère rien d'autre.

EsTBELLA. — Alors, nous sommes d'accord, mon chéri.

Pepillo. — Donne tes lèvree.

Il K penche BUT les Kvitt d'EitrclU

ËSTRELLA, bu. — Samon !...

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