ESTRELLA
Concha, '>mrani u pane. — l.uisito! Tu peux entrer!
Ldtsito. — Le patron n'est pas là?
Benito. — Nous pensions qu'il finissait d'arranger la salle, et nous ne voulions pas le g^ner. Ah! c'est joli, ici!
Luisito. - Je crois bien !
Concha. — On ne saurait faire trop de dépenses pour Eslrella !
Benito. — File est iciî
Concha. - File va descendre 1
LniBiTO. — Elle est lipurense, hein? de danser ce
les dix.
CoNCiu. — Vous viendrez aussi, Benito T
Benito. — Peut-être.
Luisito, — Oui! Oui! Tu viendras!
Concha, — Amalia va bient
Benito. — Très bien.
Concha. - Et les enfantât
Benito. — Les enfants aussi.
Concha. — Ils m'appellent déjà leur tante, aVBCt le mariage.
LnisiTO. — Dans quinze jours nous serons mariés.
Concha, — Tu ma le promets T
Luisito. — Tu en doutesT
Concha. — Non!
Luisito, lirint àr a pochE quelque cboK, — Tlens! Je t'ai apporté quelque chose!
Concha. — Une chaîne!
LuiSito. — C'est pourquoi je voulais te voir cet après-midi.
Concha. — Chéri de mon coeur!
Il lui
t l'ei
loi, je t'offre ce bracelet.
Concha. — Oh! T y a trois perles! Merci!
Ktt relia entre.
EsTRELLA. — Salut! les deux frères! Don Ramon n'a dit que vous êtes ici. J'ai descendu si vite l'es- ;alier que je suis presque tombée.
L'ILLUSTRATION THÉÂTRALE
LxjiSiTO. — J^aurais voulu être là pour le retenir.
ESTBELLA. — Quand je serai sur le point de tomber, je t'appellerai. Eh bien, Benito! Bonjour I
Benito. — Bonjour! Estrella!
EsTRELLA. — Bonjour, Benito, le silencieux! Oh! Concha, la belle chaîne!...
CoNCHA. — Cadeau de Luisito... Et ça... (Elle montre le bracelet.) c'cst Benito qui me Pa donné!
ESTHELLA. — Ohl le parfait fiancé! Tadorable beau-frère! Sais-tu bien, Luisito, que j'ai envie de te faire les doux yeux pour avoir une chaîne comme celle-ci î
CoNCHA. — S'il suffisait de lui faire les doux yeux, tu aurais déjà bien des douzaines de chaînes!
Estrella. — Je l'aime bien I
CoNCHA. — Oui! Oui!
Estrella. — Tu ne crois pas que je l'aime bien?
Luisito, envoyant un baiser. — Bien des remerciements !
Estrella. — Toi, tu ne m'aimes pas, Luisito?
Luisito. — Mais si je t'aime!
CoNOHA. — Qu'il t'aime, qu'il ne t'aime pas, ça n'a pas d'importance.
Estrella. — Personne ne m'aime! Personne ne m'offre des chaînes et des bracelets!
Benito. — En voici un, Estrella, que j'ai apporté pour vous.
Estrella. — Ah! ça me fait plaisir!
Benito. — J'en suis bien heureux!
Estrella. — Mais pour me faire ce cadeau, vous n'êtes pas mon beau-frère!
CoNCHA. — N"on ! Certes î
Estrella. — Vous êtes ]ient-être mon fiancé?
Luisito. — Ah! ah! Si sa femme t'entendait!
Benito. — C'est en ami que je vous prie d'accepter ce petit bracelet. J'ai pen.sé que vous le porteriez ce soir, en dansant.
Estrella. — Je le porterai toujours.
Benito. — Et puis, il est juste de vous faire un présent qui vous rappelle le mariage de votre amie Concha.
Estrella. — Oui ! Oui ! Ce bracelet me fera songer sans cesse à Conchita et à Luisito.
Luisito, troublé. — Je veux t'offrir aussi un bijou, Estrella !
Estrella. — C'est gentil!
Concha. — Oui! Que veux-tu?
Estrella. — Je veux un collier...
Concha. — De perlas fines?...
Estrella. — Non, Conchita! Tu te rappelles?
Nous avons vu, chez le grand bijoutier, un collier de pierres brunes et dorées.
Concha. — Tu as dit que ces pierres ressemblaient aux veux de Luisito?
Estrella. — Ai- je dit ça?
Concha. — Oui! Oui!
TiUisiTO. — Alors?
E.STRELLA. — Eh bien ! Donne-moi ce que tu yeux, Luisito.
Luisito. — Je chereherai.
EsTRETiLA. — Cherche!
Concha. — Tu viens, Luisito?
TiUisiTO. — Mais...
Concha. — Je dois aller chez le boucher, l'épicier. Tu ne m'accompagnes pas?
Luisito. — J'avais promis à Benito...
Benito. — Va ! Va ! Je n'ai pas besoin de toi !
Estrella. — Nous n'avons pas besoin de toi I Suis bien;sag"ement Concha, et porte les paquets.
Concha. — Estrella!...
Estrella. — Quoi? N'a-t-on plus le droit de plaisanter?
Luisito. — Au revoir, Estrella!
Estrella. — A ce soir!
Luisito. — Tu viens, Benito?
Estrella. — Ah! non! Je le garde!
Concha et Luisito sortent.