‹ La maison de glaceChapitre 11 sur 35 · Superstition très-répandue en Russie · texte numérisé non relu

Superstition très-répandue en Russie

elle les laissait flotter tout autour de la tête ou les rouiait en torsades épaisses le long de son visage et de son cou, d'autres fois elle en faisait deux tresses qui s'échappaient de son fez d'or, ou lui en surmontait le front sous une toque de zibeline, ou bien encore elle les laissait pendre en une natte épaisse qui touchait presque terre. Et toujours l'on aurait pu dire à la princesse :

— Tu es belle, ma chérie, dans tons les costumes *. Ce jour-là, Mariolizza était vêtue de son costume

national moldave. En apercevant Artemy-Petrowitz elle rougit et pâlit; mais ces changements étaient si rapides que les yeux avaient peine à les suivre.

L'impératrice la fit approcher, la bénit, l'embrassa sur le front et sur les yeux, puis, se tournant vers le ministre du cabinet, reprit :

— J'avais raison quand je vous ai dit que vous donneriez le mauvais œil à ma Lehemiko, vous en souvenez-vous?

Wolinski tenta de sourire, mais le résultat de ses efforts ressembla bien plus à une grimace : pâle, il cherchait des paroles qu'il ne trouvait pas. L'impératrice avait dit une si écrasante vérité !

La princesse, ne sachant quelle contenance garder,

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