‹ La maison de glace, ou, Le chasseur de VincennesChapitre 12 sur 56 · LE PASSAGE DU NORD-OUEST · texte numérisé non relu

LE PASSAGE DU NORD-OUEST

l'essence est la paix : mais 1814, ayant ramené la tranquillité et rétabli l'ordre général dans les pays occidentaux . l'Angleterre et la Russie se signalèrent entre tous par les recherches sur la géographie Boréale. On trouva, dans les récits des derniers navigateurs, des indices tendant à prouver que la mer Arctique communique avec l'AlIantique et 1 Océan Pacifique, d'où l'on conclut à la possibilité de trouver cette communication. On établissait que les courants rapides du Pacifique, venant de l'équateur au pôle, entraient par le détroit de Behring dans la mer Arctique, où ceux de l'Atlantique, au contraire, descendaient du pôle vers l'Equateur; et que, par conséquent, l'Océan Hyperboréen recevait les courants de l'une des mers et les déversait dans l'autre.

Ajoutez à cela qu'une baleine, blessée dans les eaux du Spitzberg, fut prise dans le détroit de Davis ; que les bois des bords de la mer Pacifique arrivent, portés par les courants, dans l'Océan Atlantique, de l'autre côté du continent arctique américain ; que les glaces flottantes, poussées par les courants du Pacifique, entrent dans l'Atlantique et descendent par le détroit de Welcome entre le Groenland et le Labrador, jusque vers le banc de Terre-Neuve. D'après tous ces considérants, la société Royale de Londres conclut à l'existence de la communication entre les deux océans, et combina avec Lord Melviile, premier Lord de l'Amirauté, une expédition scientifique pour la découverte du passage du Nord-Ouest. On choisit, pour accomplir cette généreuse entreprise, l'Isabelle avec cinquante-sept hommes d'équipage, dont on donna le commandement au capitaine John Ross, et l'Alexandre qui fut confié au lieutenant Edward Parry avec trente-sept marins. Les deux vaisseaux étaient amplement pourvus de tous les instruments propres aux observations célestes, géométriques, hydrographiques et magnétiques, avec tous les outils nécessaires pour briser et scier la glace, afin de s'ouvrir un passage dans les golfes et les baies glacés. On avait adjoint à l'expédition le capitaioe Sabine, versé dans

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