VIII. LA MORT DE SIR JOHN FRANKLIN
Avril commençait à poindre sur la Somerset du nord et sur la Bootie, mais non pas accompagné du souffle bienfaisant du zéphyr et réjoui par les doux rayons du soleil entré dans le signe du Bélier; non pas revêtu de la parure d'herbe, de verdure, de fleurs naissantes, couronné de lis, de muguets et de roses étincelants de rosée; mais enveloppé , au contraire, de sombres brouillards et bouleversé par l'Aquilon. Le vaisseau du capitaine Mac Clintock, le Fox, était encore fortement serré entre les dents impitoyables de la glace, au milieu du port de Kennedy, situé à l'entrée du détroit de Bellot; l'énorme amas de neige qui lui servait de rempart sur les flancs, et de toit sur la charpente construite sur le pont, en même temps que d'un léger abri contre l'horrible intensité du froid, avait encore la dureté du marbre, si ce n'est lorsque le soleil, dont les rayons le frappaient sans interruption pendant dix-huit heures sur vingt-quatre, amollissait assez la surface pour en faire couler quelques gouttes d'eau qui regelaient de plus belle la nuit suivante.
Le capitaine, de concert avec le lieutenant Obson et l'intrépide Young, avait pris ses mesures pour parvenir à connaître
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lo sort de l'infortuné sir Franklin et de ses comp.Tgnons : il avait été convenu que les uns exploreraient toute la Bonfie, de l'Orient et de l'Occident, et que les autres suivraient les côtes de l'île du Roi Guillaume, de la terre de Victoria et de celle du Prince de Galles, en -ne laissant ni une baie, ni une crique, ni un promotoire, ni une langue de terre, ni un bras de mer, sans y chercher minutieusement quelque trace des malheureux voyageurs.
Le capitaine il/ac Clintockel le lieutenant Obsnn partirent ensemble, le 2 avril ; arrivés en Bootie, ils revirent Martin avec plaisir, ainsi que lo Mar trier et sa famille dont ils reçurent un joyeux accueil ; ils trouvèrent Héron parfaitement guéri, et déjà depuis un certain temps, grâces aux soins de Martin ; aussi s'était-il vengé largement de la morsure et du coup de griffe de l'ours blanc, en tuant de sa main au moins une demi-douzaine de ses camarades, dont il montra avec orgueil au capitaine les belles fourrures soigneusement préparées, en lui en faisant présent. De son côté, Hermine avait opprêté de son mieux les peaux les plus moelleuses des écureuils gris, fauves et bruns, des fouines et des jeunes chiens blancs comme le lait, et elle les offrit à l'hôte respecté de son père.
Les trois jeunes gens invitèrent YAngcIcok, c'est-b-dire, ainsi que nous l'avons vu, le sorcier de la bourgade, et plusieurs autres chefs de famille, à venir s'entendre avec eux sur la voie la plus courte et la moins hasardeuse à prendre sur ces plages, presque toujours enveloppées de brouillards et en butte aux vents déchaînés. Parmi ces Esquimaux, il s'en trouvait un qui n'avait point assisté au festin donné par le Martrier en l'honneur des blancs, lors de la première arrivée de ceux-ci, parce qu'il était en chasse au loin. Le capitaine apprit de lui que, peu de temps après que l'un des vaisseaux eût été englouti près de l'île du Roi Guillaume, et au moment du dégel, l'autre bâtiment, sous l'effort d'un tourbillon de vent, était allé se briser sur les écueils, les blancs l'ayant
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îhandonné pour se réfugier à rembonchure du fleuve du Grand-Poisso7i.
Ce renseignement décida le capitaine Mac Clintock à envoyer 0^50» à l'ouest de l'île, tandis que lui-même descendrait le long de la côte orientale pour traverser ensuite en traîneau le détroit de Simpson, et se jeter sur le continent américain à la recherche de ces infortunés*. Parvenu au cap Norton, il trouva un hameau de trente ou quarante Esquimaux, et ceux-ci lui racontèrent que deux vaisseaux avaient été brisés par les glaces sur la côte occidentale, et qu'ils avaient recueilli de ce naufrage quantité de planches, de pièces de bois et d'autres objets ; ils ajoutèrent que l'un des deux bâtiments n'était pas encore entièrement submergé lorsqu'ils le visitèrent, et qu'ils y avaient trouvé le cadavre d'un homme. Ils montrèrent des couteaux, des cuillers, des fourchettes d'argent portant la marque des vaisseaux, qu'ils échangèrent avec le capitaine contre des épingles, des clous et autres objets en fer que l'absence de ce métal leur rend très-précieux. Enfin, ils assurèrent que les blancs avaient traversé leur pays, en se dirigeant à l'Ouest sans qu'il leur fût fait aucun mal, ajoutant qu'il y avait très-longtemps qu'ils ne s'étaient transportés aux bâtiments pour y chercher leur butin.
En se dirigeant au midi vers le cap Booti, Mac Clintock rencontra une famille d'Esquimaux, et il apprit d'elle qu'un assez grand nombre de blancs sortis des maisons flottantes avaient gravi le rivage de l'îlot de Montréal à l'embouchure uu (leuve du Grand-Poisson , et qu'ils étaient morts de faim et de froid. Alors Mac Clintock se rendit en droite ligne à cet îlot, en traversant le détroit glacé de Dease et de Simpson. Il explora aussi toutes les parties avoisinantes du continent, mais il n'aperçut aucun cadavre, et trouva seulement c'a et là sur la terre des débris de bois et de fer. Il se livra ensuite à
(1) Voir le joiiinul intitule : Lu reclierche de sir John Franklin.
S;Alb. DE OL.
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des investigations consciencieuses sur toute la plage mérirlionale de l'île du Roi-Guillaume; puis se dirigeant vers le nnrd-ouest, il alla rejoindre, au cap Félix, son lieutenant Obson.
Un peu avant d'arriver au cap Herschell même, il trouva un monticule de glace de forme arrondie, et l'ayant fait renverser à coups de pics, et briser, il découvrit sous ses débris un cadavre gelé, gisant la face contre terre ; il lui restait encore quelques vestiges d'uniforme ; at, à côté de lui, était un portefeuille contenant plusieurs lettres en allemand que le capitaine ne lut pas d'abord. Il poursuivit son chemin sans trouver trace d'autres Esqumiaux, ceux-ci ayant coutume en été de planter leurs tentes sur le lieu de leur pêche. Ils soutiennent ces tentes au moyen de vertèbres de baleine, et fixent par terre la peau dont elles sont formées en posant sur son extrême bord des pierres rangées en cercle qui remplacent les piquets.
Du cap Herschell, le capitaine se rendit en droite ligne au cap Félix, pour y retrouver Obson et savoir de lui ce qu'il aurait pu apprendre relativement à sir Franklin et aux deux bâtiments cherchés en vain depuis douze ans par toutes les mers boréales, du soixantième degré de latitude Nord jusqu'au delà du quatre-vingtième, au prix de bien des millions dépensés, et de travaux inouïs de la part des plus hardis et dos plus expérimentés navigateurs du monde.
Le lieutenant Obson, après avoir doublé le cap Victoria, s'était dirigé vers le cap Félix, au delà duquel il découvrit une pyramide de grosses pierres qui, suivant l'usage des voyageurs arctiques, aurait dû contenir, dans sa première ou sa seconde rangée, quelque tube de plomb renfermant des indications écrites et sommaires, sur le vaisseau qui avait abordé là, le nombre de ses hommes d'équipage, les découvertes faites, les provisions qu'on avait pu enterrer en vivres, en cordages, en munitions ; mais il n'y avait ni écrit ni renseignement aucun ; Obson trouva seulement dispersés çà et là
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Hes effets nombreux, tels que vêtements, couvorlures de litire, draps même. Peul-étre les équipages de ÏErèbe et de la Terreur avaient-ils laissé quelque dépôt en caisses, et les Esquimaux avaient-ils mis ces caisses en morceaux pour se procurer les planches dont ils sont privés sur ces plages dénuées d'arbres qui ne peuvent croître an milieu des glaces éternelles.
Ces indices déterminèrent le marin expérimenté à explorer soigneusement les côtes du cap Victoria. Le 6 mai, il vit avec joie un grand amas de pierres: la neic;? gelée qui s'y était attachée le faisait briller au loin ; on eût bientôt enlevé cette croûte glacée avec le tranchant des instruments de fer, pour remuer les cailloux énormes dont la pyramide était formée ; et, avant même d'avoir touché au second rang de ces cailloux, on découvrit une excavation renfermant un large tube de plomb. Obson "l'ouvrit d'une main tremblante, dans la crainte d'apprendre quelque funeste nouvelle; ce pressentiment n'était point trompeur. En dépliant le papier contenu dans ce tube, il reconnut qu'il était signé du capitaine Croznier commandant la Terreur et de son lieutenant Fitz-James, daté du 25 avril 1848, et que dès les premières lignes, on y annonçait la mort de sir John Franklin, arrivée le 11 juin 1847.
Ce document authentique sur l'expédition de YErèbe et de la Terreur racontait brièvement, avec le laconisme des hommes de mer, que sir Franklin ayant trouvé libres les détroits de Lancastre et de Barroto, les avait suivis et prenant ensuite le canal de Welliiigton, s'était élevé par celte voie jusqu'au soixante-dix-septième degré de latitude Nord, d'où, ne pouvant sortir du détroit pour gagner la pleine mer hyperboréenne à cause deg formidables barrières de glace qui s'opposaient à son passage, il lui avait fallu redescendre , doubler llle de Cornouailte, et jeter l'ancre devant l'îlot de fieecAey, où il passa le premier hiver.
Dès que la sai-on le permit, il appareilla et fit voile vers \o
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couchant, cherchant un nouveau passage pour aller à rocéan Pacifique, plus facilement que par le premier; mais le 4 2 septembre 1846, après qu'il eut débouché par le détroit do Peel et côtoyé la îîootie occidentale, comme il se trouvait près du cap Victoria, à soixante-dix degrés de latitude, le vent du nord s'élevant à Timproviste vint geler la surface de la mer tout autour de lui et jusqu'à une grande distance, enfermant ainsi les deux navires sans que l'on pût espérer de voir fondre cette épaisse croûte de glace. Sir Franklin no put supporter ce rigoureux emprisonnement plus de neuf mois, c'est-à-dire du 12 septembre 18'i3 au 11 juin 1847, époque qui fut celle de sa mort.
Il paraît que ÏErèbe^ après la triste fin du baronnet, et lorsque les glaces se furent quelque peu agitées et détachées pendant les mois de juillet et d'août, tenta d'échapper iiux serres qui l'avaient retenues si longtemps, et de rompre sa chaîne ; mais les vents furieux lancèrent sur lui deux montagnes de glace qui l'écrasèrent et le firent s'engloutir ; i équipage eut à peine le temps de se réfugier sur la Terreur.
Les deux bâtiments étaient, ainsi que nous l'avons dit plus haut, pourvus de vivres pour trois ans ; deux années et demie s'étaient écoulées ; la chasse et la pêche avaient dû être de peu de secours; une fois VErèbe perdu, et son équipage recueilli par la Terreur, les provisions devaient diminuer avec une double rapidité. Cependant, on tint bon, à ce que nous apprend le journal déjà cité, jusqu'au 22 avril 1848. On avait alors perdu neuf officiers et quinze matelots, et il restait par conséquent cent six hommes vivants.
Le document portait que le capitaine Croznier, ayant pris sur la Terreur tout ce qui lui restait de vivres, ainsi que les vêtements et autres objets nécessaires à un long et péniblo voyage , avait abandonné le vaisseau entre les murailles de glace, et pris terre avec tout son équipage ; que le 26 avril, il était arrivé au cap Victoria, et en était reparti le lendemain
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pour rencontrer le cours du Grand-Poisson, sur !e conlinent américain.
Telles étaient les indications sommaires que le lieutenant Ohson trouva dans le tube de plomb que Croznier avait déposé au milieu de la pyramide élevée par ses soins auprès du cap Victoria.
Il aperçut aussi, tout à l'cntour, des ustensiles de cuisine épars sur le sol, du linge, des habits, des instruments astronomiques, des niveaux, des cadrans, un sextant qui portait le nom de Frédéric Hornhy. Ohson recueillit tout ce qu'il put pour l'envoyer à Londres. Mai^ il ne distingua aucun vestige des deux bâtiments, soit qu'ils fussent engloutis dans les profondeurs de l'abîme, soit qu'une croûte épaisse de glace les recouvrît en les renfermant. Cette disparition affligeait profondément Obson^ car il pensait que le capitaine Croznier avait pm sauver du naufrage de VErèbe le cadavre de sir Franklin et le transporter sur la Terreur, afin que les restes de ce grand homme reçussent une sépulture honorable dans la patrie qui se glorifiait à si juste titre de lui avoir donné naissance,
Peut-être le squelette que l'esquimau avait vu à bord de la Terreur, lorsque ce bâtiment gisait sur le flanc parmi les récifs où il s'était brisé, était-il le squelette de sir Frankliii qu'on avait dû renfermer dans un coffre d'acajou revêtu à l'intérieur d'une feuille de zinc, et contenu lui-même dans un second coffre de plomb ; et les Esquimaux avaient-ils mis tout cela en pièces pour s'emparer du bois et du métal. Le peu de mots écrits par Croznier et déposés dans la pyramide ne nous apprennent que la mort de ce généreux navigateur, arrivée le 11 juin 1 847 ; ils ne font rien connaître sur la maladie qui l'a enlevé. Est-il mort de la fièvr{ï ou du scorbut, causés par les souffrances de l'hivernage? En descendant de son bord pour prendre un peu d'exercice à terre, est-il tombé ets'estil cassé un bras ou une jambe? Ou bien, a-t-il glissé sur la glace, et s'est-il fait dans sa chute quelque contusion d'où soit
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né un abcès, et plus tard soit venue la gangrène qui l'ait emporté?
(Ml ! que naura-l-il pas dil à ses amis, en sentant les approches de la mort? De quels adieux il les aura chargés pour sa femme, sa lille, tous ceux qui lui étaient chers, pour le grand Amiral, pour cette patrie qu'il ne devait plus revoir! t Et toi, cher Croznier, a-l-il dû dire a son compagnon, ne permets pas que mon corps soit abandonné sur ces côtes obscures et froides ; ne le laisse pas jeter à la mer pour servir de pâture aux monstres marins , ni enfouir dans la terre d'où les ioups avides et les féroces ours blancs, pressés par la faim, l'arracherHient pour le dévorer. Amis et compagnons de mrs îravaux, si je ne me trompe, nous devons être proches du ij'u détroit de Dease, venant du Pacifique, qui, après avoir baigné le cap Balhurst et les antres promontoires découverts j.ar moi dans mon second voyage le long du Mackenzie, s'étend jusqu'à la côte méridionale de l'ile du Roi-GuiUaume, à l'extrémité septentrionale de laquelle nous voici emprisonnés par les glaces ; par conséquent, moi , arrivant à ce même poiiil par rOcéan Atlantique, j"ai été le premier à découvrir le mystérieux passage du Nord-Ou:"it qui relie la mer de liaffin à celle de Behring et à démontrer à l'Europe qui l'ignore depuis tant de siècles, que l'Amérique ne se relie ni au Groenland, ni à l'Asie, ni au pôle arctique, mais qu'elle rsl une île immense, s'étendanl des bouches hyperboréennes du Mackenzie et du Coppermine, jusqu'à la pointe australe de la Terre de ftu, baignée de toutes parts, au Levant par l'Atîontiqne, au Couchant par le Pacifique. »
îlélas ! que les projets humains sont trompeurs et fragiles ! Ce Croznier et ces ofliciers héroïques qui entouraient le ht de Viiorl de Franklin, ont tous péri dans les horribles déserts de i,i péninsule d'Adélaïde ou des bords désolés du fleuve Baek, ou du cap redoutable de Beaufort, après s'être traînés longtemps sur les glaces, luttant contre les tempêtes de l'aquilon, îissaillis par des bandes innombrables de loups et d'ours
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blancs, qui ne trouvaient à dévorer dans ces malheureux décharnés par la faim, que les os et la peau.
Le lieutenant Obson, après sa découverte du cadavre au cap Herschell, a\a'it continué son chemin vers TOccidenl; parvenu au cap Croznier, il vit sortir de dessous la neige l'extrémité de la proue d'une embarcation; on dégagea celte embarcation à coups de pic, et l'on trouva au fond deux cadavres gelés, dont l'un gis^ail sous un grand amas de vêlements, et l'autre était blotti dans le coin opposé. Autour d'eux étaient épars, et en désordre, des montres, des chronomètres, des cuillers d'argent, des pièces de monnaie, plusieurs bibles et d'autres livres de religion. Il y avait aussi deux fusils à deux coups, et l'un des canons était chargé et armé comme si les infortunés se fussent toujours tenus prêts à tirer quelques jours, quelque loup ou quelque renard, cherchant ainsi à prolonger leur vie en se procurant un peu de nourriture. Obson trouva encore quarante livres de chocolat, de sucre et de thé; du tabac et du charbon ; mais ni le thé. ni le chocolat ne pouvaient suffire à soutenir l'existence par ce froid rigoureux, et il parut évident que ces deux marins étaient morts d'inanition. A son grand regret, le lieutenant ne découvrit dans la barque aucune espèce d'écrit; on ne pouvait croire cependant que les Esquimaux eussent pillé l'embarcation, car ils ne sont pas gens à laisser derrière eux rien de ce qui peut se manger non plus que des vêtements. des couteaux, des fourchettes, des objets quelconques en métal, ou les planches mêmes d'un canot*.
Celui-ci, monté sur traîneau, avait vingt-huit pieds de long et plus de sept de large; il avait dû contenir beaucoup de monde, et être tiré soit par un bon nombre d'hommes, soit par un attelage considérable de chiens. Ces cadavres étaient .sans doute ceux de deux hommes tellement épuisés, qu'ils n'avaient pas eu la force de se relever et qu'ils avaient expiré,
^t) Voir, [lûur tout ce qui prccode, la Relation dijU citcc.