XI. — LES PRÉPARATIFS
La médication de Martin avait complètement guéri lanière d'Hermine ; descendue de son lit, elle allait et venait par la chambre, vaquant aux soins domestiques, au prodigieux étonnement de ses voisines et amies qui entretenaient sans cesse leurs familles de cette cure merveilleuse. LAtigekok passa plusieurs jours sans oser quitter sa tanière de glace, de peur de rencontrer Martin ; à tous ceux qui venaient le voir et le consulter, il répondait comme un insensé ; il portait fréquemment la main à son nez, en disant :
— Mon nez est pourtant vide ! Eh bien ! Martin, en le touchant à peine avec deux doigts, y trouve la foudre, la jette à terre, et fait éclater l'éclair et le tonnerre.