‹ La maison de l'EgliseChapitre 2 sur 50 · PREFACE. VII · texte numérisé non relu

PREFACE. VII

hors desquelles il n'est pas d'éternelles beautés.

Ce maître unique, bienfaiteur de mon intelligence et de ma vie, c'est M. Auguste Nisard, le digne frère de l'Académicien dont il eût été le digne confrère ; c'est le doyen de la faculté des lettres à l'institut catholique de Paris tant que cette faculté exista; c'est l'auteur d'études littéraires et de publications exquises auxquelles l'art de la mise en scène a seul manqué : c'est l'écrivain dont nous nous permettons de présenter aujourd'hui au public les souvenirs et les méditations, sujet de ce volume. — Souvenirs d'un enfant catholique, méditations d'un philosophe chrétien sur les dogmes et les fêtes religieuses qui ont charmé sa jeunesse, soutenu son âge mûr, et qui consolent sa vieillesse; tableaux et pensées de la maison paternelle et de l'église: voilà ce que M. Auguste Nisard a écrit dans une langue originale, vive, pleine de saveur et d'imprévu, langue du pur dix-septième siècle, parlée par un penseur et un catholique du dixneuvième.

Au moment où il vivait ces heureuses et innocentes années qu'il dépeint avec tant de charme, le souvenir des fureurs payennes de la Révo-

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